Premier essai : Renault 4 E-Tech electric : un supplément de polyvalence bienvenu
Benoît Lays
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Les adeptes des raccourcis scabreux y verront une simple version allongée de la Renault 5. Les plus perspicaces comprendront pour leur part que cette Renault 4 se veut avant tout un véhicule à la polyvalence améliorée pour s’adapter au mieux à son époque en singeant à sa manière le modèle originel apparu en 1961. Des rappels essentiellement esthétiques qui raviront des souvenirs chez les plus âgés, dont bon nombre a connu le modèle emblématique de la marque française.
Pour garantir cette polyvalence, la nouvelle Renault 4 va s’appuyer sur trois piliers : habitabilité, modularité et volume de coffre. Le premier volet se traduit par un empattement de 2,62 m qui permet de proposer un espace au genoux à l’arrière aussi généreux que celui d’un Captur alors que la garde au toit aux places arrière est identique, là aussi, à celui du SUV thermique. La modularité passe par des rangements et divers éléments pratiques. On peut citer la poche aumônière au dos de chaque siège avant avec une poche en plus pour mettre un smartphone, deux prises USB-C et un rangement creusé à l’arrière de la console centrale pour accueillir une bouteille sans oublier des panneaux de portes pouvant encore recevoir de menus objets. Au total, on trouve 23,3 litres de rangement, dont 9,2 rien qu’à l’arrière ! Enfin, le volume du coffre atteint 420 litres et son accessibilité est assez conséquente puisque son plancher bas offre un seuil de chargement 10 cm plus bas qu’à la concurrence et on n’a pas parlé du hayon motorisé !
Lignes identifiées
Comme sa petite soeur la R5, la R4 est désormais plus grande que la 5, cette compacte joue la carte du design rétro-futuriste qui utilise de nombreux rappels au passé. On débute par une calandre réalisée à partir d’une pièce monobloc traversante d’1,45 m composée de deux optiques rondes dont les contours éclairés rappellent le joint chromé de la 4 historique. A l’avant et à l’arrière, les boucliers sont complétés par des boutoirs personnalisables qui renvoient aux crochets tenant les pare-chocs de l’ancienne version. Sur les côtés, une vitre de custode est également un élément emblématique que les dessinateurs tenaient à conserver. Trois bandes identitaires sculptées dans la carrosserie des flancs complètent l’ensemble au même titre que les feux arrière verticaux qui ne sont pas sans rappeler, eux, une certaine Fiat 600, mais je ne vous ai rien dit. Pour être complet, sachez encore que la Renault 4 de 2025 est proposée en sept teintes dont un vert Haut-de-France qui rend hommage, par son nom, au site d’assemblage de la R4 situé à Maubeuge dans les Hauts-de-France.
Habitacle connu
A l’intérieur, il est difficile de ne pas penser à la R5. Le tableau de bord est identique et les sièges sont intégralement repris à la R5 mais dans des coloris plus sobres. Ce n’est pas spécialement un défaut, les coûts d’industrialisation devant être amortis le plus possible. Trois finitions sont proposées : Evolution, Techno et Iconic. A l’image de l’intérieur, les unités électriques proviennent en droite ligne du capot des Renault 5. On retrouve le moteur 110 kW (150 ch / 245 Nm) qui permet à la Renault 4 E-Tech de disposer d’une autonomie WLTP allant jusqu’à 409 km mais aussi d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8,2 secondes et de passer de 80 à 120 km/h en 6,4 secondes. La vitesse maximale est limitée électroniquement à 150 km/h.
La R4 electric est également proposée dans une configuration avec moteur 90 kW (120 ch / 225 Nm) et batterie 40 kWh. Toutes les versions reçoivent un chargeur bidirectionnel AC 11 kW, qui renforce la liberté de mouvement puisqu’elle est ainsi prête à partir à l’assaut de n’importe quelle ville européenne. Dans ce cas, le chargeur DC embarqué affiche une puissance de 80 kW. L’autonomie WLTP est de 308 km. En configuration 110 kW/52 kWh, le Française reçoit également un chargeur DC 100 kW pour se connecter aux bornes de charge rapide, notamment sur autoroute.
Plus confort en ville
Techniquement, les parallélismes avec sa petite sœur tiennent encore la route puisque ses trains roulants adoptent le train avant repris de la Clio, du Captur et de la… Renault 5 E-Tech electric. La direction profite d’un rapport de démultiplication court (14,5) et d’un diamètre de braquage réduit à 10,8 m pour plus d’agilité, notamment en ville. Tout comme la 5, le train arrière bénéficie d’une géométrie multi-bras jusque-là réservée aux segments supérieurs. Il offre plus de dynamisme dans les virages serrés, une stabilité accrue dans les grandes courbes ainsi qu’un confort amélioré par la réduction des percussions.
Cependant, pour la Renault 4, l’amortissement a été spécifiquement travaillé pour optimiser le confort à bord, notamment aux places arrière, afin de correspondre à la polyvalence d’usage voulue pour ce véhicule. Dans le même esprit, les mousses des sièges ont été légèrement épaissies. Globalement, on perçoit en effet une amélioration du confort sans tomber dans l’excès des suspensions louvoyantes de la grande époque du confort à la française. La R4 tient la route lorsqu’on la brusque un peu, elle enroule els courbes sans trop rechigner mais à vitesse réduite, en ville par exemple, ses suspensions avalent mieux les bosses et les ralentisseurs que la R5. Elle se dote également d’un système de freinage régénératif maximisé jusqu’à l’arrêt avec la fonction « one pedal » et ça change la vie en ville!
Tarifs connus
D’ores et déjà commercialisée, la Renault 4 est proposée avec les deux puissances uniquemet en version d’accès evolution respectivement à 29.900€ pour la 120 ch (urban range) et à 27.190€ pour la 150 ch (comfort range). La R4 techno est affichée à 34.900€ et l’iconic est vendue à 36.900€. Pour être complet, sachez qu’à l’issue de notre brève découverte sur les routes portugaises, nous avons relevé une consommation de 12,4 kWh/100 km…
Un toit souple en arrivage
La Renault 4 E-Tech electric sera prochainement proposée avec un toit ouvrant électrique en toile qui portera le nom de Plein Sud en clin d’œil à la R4 des années 60 et à sa version Plein Air. De couleur noire et disponible sur les finitions Techno et Iconic, il entraîne la disparition des barres de toit ainsi que de l’antenne, réintégrée dans la lunette arrière. En revanche, la garde au toit n’est pas impactée., Ce toit ouvrant en toile devrait afficher des qualités acoustiques et hermétiques supérieures, grâce à son doublage, sans compromis sur le poids et donc sur l’efficience. Lorsqu’il est ouvert, un déflecteur s’active pour réduire le bruit extérieur. L’ouverture a été maximisée (longueur de 92 cm x largeur de 80 cm). Activé par bouton (sur la clé ou près du rétroviseur intérieur) ou à la voix via la commande vocale de l’avatar Reno, ce toit s’ouvre en de multiples positions intermédiaires en formant au final trois plis. Vivement l’été!