Autoworld célèbre les 110 ans de Maserati. Du 20 décembre 2024 au 23 février 2025, on ne peut que vous encourager à découvrir une exposition unique constituée de plus de 40 Maserati en collaboration avec Alfieri Magazine, Classiche Masters, ACG Maserati Gent & Brussels, Cadycars Ypres sans oublier le célèbre Umberto Panini Motor Museum. L’exposition retrace l’histoire fascinante de Maserati, fondée en 1914 par les frères Alfieri, Carlo, Bindo, Mario, Ettore et Ernesto Maserati. On a rarement vu une aussi belle concentration de Maserati avec quelques modèles véritablement exceptionnels ! Partons à la découverte de ces trésors en quatre épisodes…
Maserati 6C M 1937
A ses débuts, Maserati fabriquait plutôt des modèles à destination des pilotes privés. Ce fut le cas de la 6C M produite de 1936 à 1939 et qui était alignée dans la catégorie des voiturettes. 27 exemplaires furent construits sur le châssis Maserati 4C M, dont 16 avec le 6 cylindres en ligne fort de 175 ch et une suspension avant dérivée de la V8 RI à roues indépendantes. Une révolution à l’époque. En plus de l’équipe d’usine, cette monoplace fut utilisée par deux écuries privées : la Scuderia Ambrosiana et l’Écurie Helvatica. La voiture exposée a connu une brève carrière et, de ce fait, est restée très proche des modèles originaux.
Maserati A6 GCS-53 Coupé Pinin Farina 1954
C’est véritablement le clou de l’exposition même si nous avions déjà pu l’admirer à Paris lors de Rétromobile 2024 ou encore à Bruxelles, lors du salon Interclassics. Cette Maserati A6 GCS-53 signée Pinin Farina fait partie d’une série de 4 exemplaires dessinés par le maître, au printemps 1954, italien alors qu’il s’était déjà engagé dans une relation fructueuse avec Enzo Ferrari, l’ennemi juré des frères Maserati. Ce coupé particulièrement agressif le destinant inévitablement à la compétition. Son long capot bombé, son habitacle à la hauteur particulièrement réduite et son postérieur sobre et compact lui donne une tension esthétique assez marquante pour ne pas dire dramatique comme le traduirait les Anglais.
Cet élégant coupé fastback arrondi deviendra la signature du style classique de Pinin Farina jusqu’au premières années des Sixties. Malheureusement, la carrosserie de ce délicieux coupé s’avérera peu adapté à la compétition et il sera remplacé par des barquettes plus conformes aux standards de l’époque.
Maserati A6G 2000 Allemano Coupé 1957
Parmi les carrossiers qui se sont penchés sur les Coupé A6G, Allemano est probablement le plus sobre avec des lignes élégantes et distinguées. Très apprécié pour la précision de son travail, Serafino Allemano soignait également les habitacles de ses créations, bien moins spartiates que les autres créations. Ce qui était une demande expresse de la clientèle de l’époque. Une vingtaine d’exemplaires auraient été construits chez cet artisan turinois. Les variations entre les différents modèles dessinés par Allemano touchent essentiellement à la calandre et à l’intégration des phares additionnels.
Maserati 63 Serenissima 1961
Au printemps 1961, la Scuderia Serenissima du Conte Giovanni Volpi di Misurata a acquis deux exemplaires de la barquette Tipo 63 qui furent engagées, le 30 avril à la Targa Florio. La première, en version standard, fut confiée à Vaccarella/Trintignant, qui se classèrent à la 4e place. La seconde fut confiée au duo Maglioli/Scarlatti mais elle avait eu droit à des modifications assez conséquentes mais celles-ci n’eurent guère d’effets positifs puisque cette Tipo63 termina seulement 15e. Le meilleur résultat de sa carrière marquée par une série impressionnante d’abandons en course. Plus tard, son 4 cylindres de 3.0 fut remplacé par un V12 à 60° à la cylindrée identique qui fut expérimenté sur la F1 250 F T2. Cette modification apporta logiquement un supplément de puissance, celle-ci passant de 260 à 320 ch avec une vitesse de pointe atteignant désormais 312 km/h. Mais avec une masse de 730 kg à la répartition peu optimale, la tenue de route ne fit qu’empirer sans parler d’un refroidissement peu adapté à la mécanique. Au début de 1962, elle faut transformée dans la configuration Tipo 64.
Maserati 3500 GTi Coupé Touring 1964
La 3500GT est un modèle marquant chez Maserati : c’est la première voiture destinée à la route produite à grande échelle. En 1957, Maserati se retire officiellement des sports motorisés et concentre son attention sur la production des voitures Gran Turismo. Les lignes élégantes de la 3500GT sont le fruit du travail du carrossier-constructeur milanais Carrozzeria Touring, dont le brevet Superleggera fait appel à des panneaux d’aluminium recouvrant un étroit cadre tubulaire d’acier qui définit les courbes de la voiture. Le moteur à six cylindres en ligne, caractérisé par son excellent couple de sortie à vitesse faible, est tiré de la 350S, une voiture de course lancée en 1956. En 1961, le triple carburateur Weber est remplacé par un système d’injection mécanique Lucas, qui fait passer la puissance de la 3500GTI à 235 chevaux. ZF fourni la boîte à quatre vitesses (cinq vitesses à partir de 1960 et modèle automatique à trois vitesses sur demande) et d’autres pièces provenant des meilleurs fournisseurs de l’époque. Les freins à disque avant sont offerts à partir de 1959. La 3500GT et la GTI connaissent un grand succès commercial, faisant de Maserati l’une des marques d’automobiles à hautes performances les plus exclusives de la planète.
Maserati Mistral Coupé Restauration Project 1967
Présentée au prestigieux salon de l’automobile de Chicago en 1968, cette Mistral incarne le summum de l’artisanat et du design italiens de l’époque. En attente de restauration, cette Mistral de 1967 constitue un projet remarquable pour les passionnés. D’une élégante couleur argentée à l’extérieur et d’un élégant intérieur noir, cette voiture possède une grande valeur historique.
Maserati Ghibli Spyder 1970
Ce modèle a été conçu par Giorgetto Giugiaro lorsqu’il travaillait chez Ghia. La capote du cabriolet se replie discrètement sous le panneau du coffre, préservant ainsi les lignes épurées de la voiture. Un toit rigide d’usine était disponible en option, mais seuls 25 exemplaires ont été livrés avec un hard-top. La production de la Ghibli Spyder était très limitée avec seulement 125 unités construites au cours de ses cinq années d’existence, dont 45 modèles Spyder SS.
Maserati Quattroporte II 1976
Dessinée par Bertone, la deuxième série de Quattroporte apparut en 1976 et se basait sur la plateforme de la Citroën SM allongée de 2950 à 3070 mm. Elle lui empruntait également le 3.0 V6 à injection et double arbres à cames dont la puissance grimpait alors à 210 ch au régime paisible de 5.500 trs/min. Il s’agissait d’une traction, ce qui provoqua immédiatement son rejet chez les puristes, et ses quatre roues indépendantes étaient dotées d’une suspension hydropneumatique. Mais avec une vitesse maximale de 200 km/h, elle fut jugée peu conforme à la philosophie de la marque italienne alors que cela se conformait déjà à l’époque à des limitations de vitesse généralisées. Malheureusement, comme bien d’autres à l’époque, elle apparut en pleine crise énergétique et son degré de raffinement et de confort, qui en faisait une alliée imparable pour avaler des kilomètres, ne fut pas suffisant pour qu’elle se vende. Durant les trois années de production, seuls 12 exemplaires furent construits à destination des pays arabes.
Maserati Biturbo Spyder 1985
Ce n’est véritablement pas la meilleure période de l’histoire de la marque mais cette Biturbo Spyder marque cependant un jalon puisqu’elle est la première Maserati cabriolet depuis la Ghibli Spyder, 12 ans auparavant. Le styliste milanais Zagato s’est occupé du développement et de sa conception tandis que les carrosseries étaient assemblées à Turin avant leur transport à l’usine Maserati de Modène pour l’assemblage final. L’empattement de 2.514 mm de la Biturbo a été raccourci à 2.400 pour les modèles Spyder, qui ont évolué en plusieurs versions en suivant les changements techniques et esthétiques du coupé, à l’exception du moteur 2.8 V6 24 soupapes qui n’a jamais été installé sous le capot des spyders. Les moteurs étaient le 2.0 V6 défiscalisé pour le marché italien local et le 2.5 destiné à l’exportation. La Biturbo Spyder a su respecter la tradition Maserati en intégrant un intérieur en cuir et une horloge dorée trônant sur le tableau de bord. Il en sera construit 3.076 exemplaires.
Maserati MC20 GT2 Stradale 2024
Esthétiquement, la GT2 Stradale conserve l’allure élégante de la MC20, tout en lui ajoutant des évolutions aérodynamiques plus radicales qui dérivent de la GT2. L’avant reçoit un nouveau bouclier qui sacrifie évidemment la fluidité du modèle de base à l’efficacité. Les prises d’air sont plus grandes, tandis que le capot et les passages de roue se strient de spectaculaires bouches d’aération, même si les carénages avant et arrière sont un peu plus dociles que ceux de la voiture de course. L’arrière est dominé par un imposant aileron en carbone, qui permet d’accroître l’appui global, qui, selon Maserati, atteint jusqu’à 500 kilos. Le comportement promet aussi d’être plus agile, en adoptant la configuration de suspensions de la GT2 de course. Si le moteur de la MC20 ne gagne que 10 chevaux dans cette version GT2, soit 640 au total, c’est sur le poids que la GT2 Stradale fait du très bon travail, avec 60 kilos en moins sur la balance par rapport à la MC20 Standard. Ainsi, à vide, la GT2 Stradale tourne autour des 1400 kilos. Le 0 à 100 est abattu en 2.8 secondes, avec une v-max inchangée à 325 Km/h. (Sources : Autoworld, Maserati.com & Tutto Maserati par GianniCancellieri aux éditions Giorgio Nada / Photos : Victoria & Benoît Lays)
Infos pratiques
Autoworld Museum Brussels
Parc du Cinquantenaire 11
1000 Brussels Metro Merode
Tarifs entrées
Adulte : €17
Senior : €15
Etudiant : €13
Enfants 6-12 ans: €9
Heures d'ouverture
Lundi au vendredi: 10-17h
Weekend: 10-18h
Informations complémentaires
Website: www.autoworld.be
E-mail: info@autoworld.be

