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Essai : Alfa Romeo Junior Ibrida 136 : clairement sous-exploitée

Si elle ne peut cacher son tronc commun partagé avec ses cousines du groupe Stellantis, la petite Alfa Junior propose une alternative intéressante aux ténors habituels du marché des petits SUV même si nous aurions aimé plus de personnalité encore du côté de la mécanique ou de certains traits de carrosserie. Elle n’en demeure pas moins une proposition attractive pour les amateurs d’Italiennes.

Extérieurement, la Junior parvient à se démarquer ostensiblement de ses cousines avec une face avant plutôt typée et des flancs joliment courbés. On est moins convaincus par l’arrière ou, suite à la cacophonie de son lancement, elle n’a pas droit au rappel de son appellation en bonne et due forme. Ce qui provoque un peu l’étonnement des personnes croisées durant notre essai. D’autant que la Junior, chargé de remplacer la petite Mito dans la gamme, n’est pas encore très fréquente sur nos routes. Lancée dans un premier temps dans une coûteuse version électrique, elle arrive avec une motorisation thermique de 136 chevaux qui lui permet de rester sous la barre des 30.000 euros en version de base. Celle dont nous disposions est la finition Speciale affichée à 31.210 euros alors qu’une Q4 de 145 ch est annoncée à 36.709€.

J’aime bien

L’habitacle affiche une certaine touche de sportivité suggérée par la double casquette des compteurs, la console centrale tournée vers le conducteur ou encore les aérateurs ronds qui s’illuminent en rouge quand on bascule en mode Sport. Les sièges auraient pu être plus généreux et il ne nous a pas été possible de trouver une bonne position de conduite. Logiquement, la Junior se dote des aides à la conduite imposées par l’Europe, et qui contrarient pas mal de conducteurs, même si les plus intrusives sont déconnectables depuis un bouton situé entre les aérateurs centraux. Au centre du tableau de bord, on retrouve l’habituel écran de 10 pouces alors que l’écran-compteur de même taille n’épouse pas les rondeurs du tableau de bord. Les plastiques des contre-portes et du bas du tableau de bord ne sont pas dignes de la marque mais à ce prix, peut-on exiger mieux ?

Plutôt malin

Sans être sportive , l’Alfa Romeo Junior Ibrida sait se montrer vive et agréable à conduire. On sent que le châssis pourrait accepter plus de puissance et l’on reste finalement un peu frustré par la bonhommie du petit 3 pattes made in France dont la sonorité ne pousse pas à le cravacher. La boîte de vitesses à triple embrayage ne joue pas non plus en faveur de la nervosité mais le futur propriétaire de ce petit SUV devrait se montrer ravi par un ensemble cohérent et différent du reste de la production dans ce  segment.

J’aime moins

Si la position de conduite ne nous a pas convaincus, que dire de l’espace aux places arrière ? Les passagers devront se contenter d’un espace habitable assez restreint et d’un confort plutôt ferme. Bien dessiné, le coffre affiche une contenance généreuse de 415 dm3 et profite d’un hayon motorisé. Le rayon de braquage n’est pas très adapté à la ville où la Junior devrait effectuer la majorité de ses déplacements.

Pourquoi je l’achète

Avec sa bouille indéniablement italienne, l’Alfa Junior a mis dans le mille et ce ne sont pas ses jantes typiques qui lui enlèvent du caractère. Un statut méditerranéen que l’on retrouve à l’intérieur avec des touches joliment dessinées à l’image des ouïes latérales de ventilation, de la double casquette du tableau de bord sans oublier l’écran central orienté vers le conducteur. Certes, on y trouve aussi des boutons et des détails venant de la banque d’organes du groupe Stellantis mais ils ne viennent pas entacher la présentation générale et sont parfaitement intégrés à l’ensemble. Le volant épais à trois branches donne également envie de parcourir le monde à bord de cette Ibrida. Car oui, elle cache sous son capot un 1.2 de 136 chevaux très légèrement épaulé par de l’électricité. Son châssis bien réglé donne envie d’avoir davantage de puissance sous le pied mais en attendant la version à 4 roues motrices un peu plus puissante, cette traction fait le job en toutes circonstances pour un prix qui demeure acceptable.

Pourquoi je ne l’achète pas

Ce petit SUV italien a de beaux arguments pour séduire une clientèle qui l’attendait depuis des lustres. Mais les plastiques des portes et du bas du tableau de bord viennent un peu gâcher la fête. Au même titre que l’habitabilité plutôt limitée à l’arrière où l’on ne trouve aucun rangement à l’exception des contre-portes. Ne comptez pas trop sur l’hybridation légère pur économiser de l’énergie. Nous avons enregistré une consommation moyenne de 6,7 l/ 100 km à l’issue de nos 400 km d’essai.

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