Simple version allongée du Captur pour certains, remplaçant de la Megane Estate pour d’autres, nous y avions vu, lors de sa présentation, le remplaçant thermique du Scenic. En parquant notre Symbioz d’essai à côté d’un ancien Scenic, nous persistons dans notre analyse même si ce nouveau venu est moins modulable que celui qu’il remplace. Et l’on ne parle pas du dernier Scenic 100% électrique avec qui il partage entièrement le physique assez tendu.
Dans une gamme Renault presqu’entièrement composée désormais de crossovers et de SUV, le Symbioz vient combler une niche entre le Captur et l’Austral en profitant de la plateforme CMF-B déjà largement utilisée dans le groupe. Ses lignes sont plutôt travaillées avec de nombreux plis sur les flancs, une calandre à trois étages ceinturées par les aérations en forme d’ailes. La comparaison directe avec le Scenic BEV démontre qu’il n’est pas évident de les distinguer. A l’arrière, les feux effilés manquent de personnalité pour qu’on le repère facilement face à d’autres modèles récents. A contrario, le large logo Renault et le nom du modèles écrit en toutes lettres sur la malle arrière permettent de l’identifier rapidement.
J’aime bien
On connait désormais parfaitement les habitacles des Renault et celui du Symbioz ne nous a pas dépaysé. Normal me direz-vous puisqu’il s’agit exactement du même que celui du Captur avec un écran central malheureusement moins bien intégré que celui des Mégane et Scenic 100% électriques. Le choix des finitions est désormais simplifié avec l’Evolution en entrée de gamme, la Techno en niveau deux et l’Esprit Alpine ou l’Iconic en haut de la gamme. C’est cette dernière dont nous disposions pour notre modèle d’essai. Autant dire que dans ce cas, l’équipement est complet avec, entre autres, le hayon arrière motorisé, les sièges avant chauffants ou encore les jantes de 19 pouces.
Plutôt malin
Nous n’avons jamais été de grands fans des toits panoramiques. Manque d’insonorisation, sensation de froid en hiver, nous les gardons systématiquement fermés lorsqu’ils équipent les voitures que nous essayons. Le système Solarbay adopté par Renault depuis quelque temps ne nous a cependant jamais dérangé puisque nous le gardons totalement opaque. Même sans volet de protection, il est suffisamment bien réalisé pour se faire oublier.
J’aime moins
Uniquement disponible avec le modeste 1.6 Turbo épaulé par deux moteurs électriques, le Symbioz n’est pas un foudre de guerre avec ses 145 chevaux. Suffisant pour mouvoir une voiture de 1500 kg mais avec 4 passagers à bord, on aurait souhaité pouvoir compter sur une vivacité un peu plus présente. Il faudra donc bien calculer ses dépassements ou ses insertions dans les carrefours. Par contre, ses courts trajets urbains en mode 100% électriques apportent une sérénité bienvenue dans la jungle des villes où les comportements agressifs sont devenus monnaie courante. Boîte de vitesses et freinage correspondent parfaitement aux attentes.
Pourquoi je l’achète
Affiché à 29.950€ en finition d’accès, le Renault Symbioz ravira les jeunes familles avec ses 5 portes facilement accessibles, sa bonne habitabilité et son volume de coffre variable selon la position de la banquette arrière coulissante sur 16 cm mais d’un seul bloc malheureusement. Le volume du coffre peut ainsi atteindre 624 litres et il se complète de 24,7 litres de rangements dans l’habitacle. Les allergiques aux systèmes d’aides à la conduite, dont nous faisons partie, saluerons le bouton « magique » disposé à gauche du volant sur lequel il faut malheureusement appuyer à chaque redémarrage pour annihiler l’horripilant avertisseur de dépassement de vitesse. Enfin, les amateurs apprécieront l’environnement Google du système d’info-divertissement, qui se révèle parfaitement à la page.
Pourquoi je ne l’achète pas
On l’a dit plus avant, ce Symbioz est un peu trop amorphe à notre goût mais il convient parfaitement pour les usages qui en seront faits à savoir des déplacements quotidiens vers le boulot, l’école ou les loisirs. Par contre, sur la route des vacances, il faudra faire preuve de patience si la voiture est chargée à fond. Là où notre collègue du Moniteur Automobile a signé une moyenne de 5,5 l/ 100 km à l’issue de ses 800 km d’essai, nous n’avons pas pu descendre sous les 6,7 litres lors de nos 924 km d’essai. La modularité n’est plus aussi développée qu’à la glorieuse époque des premiers Scenic et nous noterons encore la piètre qualité de la caméra de recul dont la résolution est indigne d’un véhicule de ce rang.

