Librairie: Giugiaro par Luciano Greggio aux éditions ETAI

Grâce à Luciano Greggio, on se replonge avec plaisir dans le monde des carrossiers italiens du siècle passé.

Ce n’est pas le premier ouvrage consacré au célèbre designer italien à paraître chez ETAI mais redécouvrir différents modèles créés dans les célèbres ateliers turinois apporte un vent de nostalgie régénérant. L’auteur italien Luciano Greggio est particulièrement prolifique puisqu’on lui doit d’autres livres consacrés à Bertone, Abarth, Zagato, Touring, Pininfarina ou encore Vignale.

La Fiat Punto signée Giugiaro a marqué un jalon dans la collaboration du designers italien avec la maison turinoise.

C’est un déroulé chronologique que choisit le journaliste transalpin pour revenir sur la carrière de l’un des dessinateurs les plus prolixes de sa génération. Sa vie est découpée en tranches annuelles où l’on se replonge évidemment, dans sa jeunesse et une succession de modèles très souvent inspirés. Ensuite, à travers des photos souvent inédites, on découvre, en détail, les modèles dont il était question dans les lignes précédentes. Ses débuts chez Bertone sont déjà révélateurs de son brillant avenir avec des modèles très typés comme l’Aston-Martin Jet ou encore la Testudo basée sur une Chevrolet Corvair.

Giorgetto Giugiaro aux côtés de la Volkswagen Golf I.

Au milieu des années 60, Giugiaro signe un bref passage chez Ghia où il dessine, entre autres, les très clivantes Maserati Ghibli et De Tomaso Mangusta. En 1968, Giugiaro décide de voler de ses propres ailes et crée Ital Design. Si les prototypes extravagants se succèdent, on lui doit également l’Alfasud qui sera un véritable succès commercial pour la marque d’Arèse mais surtout la première Volkswagen Golf de 1974. Par la suite on peut citer la BMW M1, l’Audi 80, la Maserati Quattroporte ou encore la Lancia Delta.

L’Alfa Romeo Brera fait partie de ses garndes réussites.

Dans les années 80, son spectre s’élargit à certains constructeurs asiatiques mais il reste un acteur central de la dynamique italienne en signant la Fiat Panda, la Fiat Uno ou encore la trilogie Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000. Trois berlines basées sur la même plateforme mais aux personnalités bien différentes selon le logo qui orne le capot. A la fin des années 90, Daewoo, Lexus ou encore Bugatti s’en remettent à Ital Design pour le dessin de leurs modèles. Malheureusement, de plus en plus de constructeurs créent leur propre studio de design et le maître italien éprouve bien des difficultés à conserver l’entièreté de ses activités lors du passage au nouveau millénaire.

A travers ses 208 pages, ce livre reprend largement tous les concepts et les modèles ayant marqué l’oeuvre prolifique du grand Giugiaro.

On lui doit encore les Alfa Romeo 159 et Brera, la Suzuki SX4 ou encore la Fiat Croma de 2005 mais en 2011, Volkswagen fait l’acquisition d’Ital Design ce qui permet à la société de Moncalieri de sauver ses bureaux d’étude et de poursuivre ses activités sous la coupe d’un grand groupe automobile. A 80 ans, Giorgetto a pris du recul mais il n’hésite pas à donner son avis sur le design automobile actuel lorsqu’on le sollicite.

Fiche Technique

  • Date de parution : 20/05/2020
  • Nombre de pages : 208
  • Auteur : Luciano Greggio
  • EAN 13 : 9791028304508
  • Editeur : ETAI ALBUMS
  • Format : 240X27 mm
  • Nombre d’illustrations : 355

La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: La Mercedes W123 de mon père par Dimitri Urbain

Reconnaissable entre mille, la W123 est sortie en 1976 et a bien vieilli. Increvable, nombreux sont les exemplaires qui alignent des kilométrages stratosphériques.

Archétype de la berline Mercedes, la W123 est apparue en 1976. Elle reste au catalogue dix ans et sa qualité de construction à nulle autre pareille lui assure une longévité hors pair. De nos jours, elle est encore bien présente sur les routes… et si elle jouit d’un statut d’objet de collection en Europe, il n’en va pas de même dans nombre de pays africains où elle travaille toujours comme taxi au quotidien, alignant des kilométrages extraordinaires.

La sécurité n’est jamais un vain mot chez Mercedes… la W 123 n’échappe pas à la règle. Comme la forme des feux arrière conçue pour préserver leur visibilité même en cas d’encrassement sévère.

Signé Antoine Grégoire, dans la collection « de mon père » aux Editions E.T.A.I., ce volume traite de la genèse de la voiture, la replaçant dans un contexte historique plus large. C’est la W123 qui a permis à Mercedes de passer d’un stade de « petit » constructeur à celui d’un « grand » en dix ans seulement. Elle a été produite quasiment à 3 millions d’exemplaires ! Outre les berlines, la marque a aussi développé une version coupé ainsi qu’un break. Celui-ci est d’ailleurs le tout premier produit en série par la marque. Auparavant, ils étaient l’œuvre de carrossiers indépendants comme I.M.A., à Malines.

En version américaine, les phares ne sont pas recouverts et les pare-chocs sont plus robustes, tout en restant discrets.

Avec la 123, Mercedes met en avant la sécurité. Et si le souvenir des versions 200D poussives et lentes (mais absolument increvables !) est encore bien vivant, les motorisations six cylindres essence de 2,8 l lui ont donné des ailes… Ces voitures sérieuses ne laissent pas de place à la fantaisie mais leurs aspects pratiques, surtout en break, en font toujours des voitures pratiques et surtout utilisables au quotidien. Plutôt méconnues sont les versions uniques et dérivées, des berlines 6 glaces aux ambulances, en passant par les corbillards, le cabriolet Crayford ou encore la version AMG avec spoilers !

En version break et propulsée par un six en ligne de 2,8 l de cylindrée, la W 123 reste discrète mais peut se transformer en engin hautes performances polyvalent.

L’ouvrage est complet, les textes et nombreuses illustrations sont agréables et l’ensemble plutôt rigoureux avec, en fin d’ouvrage, des annexes particulièrement complètes.  S’y trouvent des fiches techniques, des codes versions, les références des teintes et des intérieurs ainsi que tous les chiffres de production. De quoi donner envie de les regarder d’un autre œil et, pourquoi pas, de passer à l’achat… (Texte: Dimitri URBAIN)

La Mercedes W123 de mon père, Antoine Grégoire, Editions E.T.A.I., Antony, France. ISBN 979-10-283-0406-5, prix : 29,90 €.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Fiat Panda- la voiture à malices ! par Dimitri Urbain

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Anguleuse, toute en lignes droites et avec son pare-brise plat, la Panda représente la vision de Giugiaro d’une voiture basique et minimale destinée aux années 80.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. s’enrichit d’un nouveau volume consacré à une petite italienne qui traverse le temps sans prendre une ride. Signé Aurélien Charle, cet ouvrage consacré à la Fiat Panda ravira ceux qui l’ont connue, possédée et ceux qui en rêvent… encore ! (Texte: Dimitri Urbain)

Conçue par Giugiaro dans les années 70, la Fiat Panda connaît une très longue carrière, étalée sur pas moins de 23 ans.  L’auteur retrace son parcours en quelques 120 pages et 12 chapitres. Depuis sa genèse, jusqu’à ses versions plus chic ou 4X4, électrique, les innombrables séries spéciales ou encore la cousine Seat Marbella, elles y sont toutes. La Panda s’inscrit dans la tradition FIAT des petites voitures intelligentes signées Dante Giacosa, les Topolino et 5OO. Après les rondeurs de cette dernière, elle est toute en lignes droites et en angles.

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Le rapport encombrement extérieur/ espace intérieur est excellent et des adultes peuvent prendre place à l’arrière sans trop de difficultés.

Elle représente une sorte de voiture « minimale », avec des sièges très fins, un tableau de bord courant sur toute la largeur de l’auto (et entièrement recouvert de tissu) et regorge d’astuces : banquette transformable en hamac ou encore le cendrier déplaçable. Ce n’est pas pour rien que la publicité en faisait une « voiture à malices » ! Au fil des millésimes, elle se fera beaucoup plus chic, avec des teintes métallisées, un intérieur plus cossu ou… des jantes en alliage. Sa version 4X4, développée en collaboration avec Steyr- Puch en Autriche, en fait toujours aujourd’hui un engin irremplaçable pour de nombreux montagnards. Un chapitre est également consacré aux cousines espagnoles SEAT. Sa version utilitaire Terra a d’ailleurs connu un énorme succès en Belgique, dans les années 80.

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Au fil des saisons, la Panda se mue en voiture chic destinées aux dames des beaux quartiers etpeut recevoir différentes teintes métallisées, des jantes en alliage et des finitions intérieures plus cossues.

Il était à la fois bon marché et doté d’un espace de chargement très important. Soulignons également un chapitre consacré à des versions méconnues comme la Van, l’Emelba ou les créations de carrossiers transalpins comme Moretti ou Boneschi… sans parler des versions de plage ou à 6 roues ! En annexe, tous les numéros de châssis par type et modèle, voilà qui est utile afin d’identifier une voiture. Certainement l’un des meilleurs volumes de cette série et le seul ouvrage en français consacré à la Panda et ses dérivés. A se procurer absolument !

La Fiat Panda de mon père 1980-2003, Aurélien Charle, Editions E.T.A.I., Antony, France. ISBN 979-10-283-0341-9, prix : 29,90 €.

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Déjà un collector ! La Panda 4X4 est un engin assez unique disposant de capacités de franchissement très honorables pour son gabarit. De nombreux exemplaires sont toujours utilisés au quotidien dans les zones montagneuses en Italie, en France ou en Suisse…

Librairie: nouveauté: Niki Lauda tel qu’ils l’ont vu par Hartmut Lehbrink

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Si vous cherchez une hagiographie de Niki Lauda, passez votre chemin. Certains témoignages ne prennent pas des gants…

L’un des derniers ouvrages parus auxéditions ETAIconcerne l’un des pilotes les plus emblématiques, j’ai nommé Niki Lauda. Cet Autrichien décédé l’année dernière a connu une vie particulièrement riche et pas uniquement pour son portefeuilles malgré la réputation de radin qu’il trainait derrière lui. Au lieu de retracer une nouvelle fois sa vie, le journaliste allemand Hartmut Lehbrink a choisi de faire intervenir 40 personnalités ayant fréquenté de près l’homme au casque rouge. Cela va des pilotes comme Gerhard Berger, Christian Danner ou Alan Jones à des patrons d’écurie, des journalistes voire des ingénieurs.

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La biographie est brève et la parole est largement donnée aux témoins de cette vie au multiples facettes.

L’auteur s’est plongé dans ses archives pour retrouver ce qu’en pensaient, à l’époque, certains acteurs décédés mais il donne la parole à chacun et c’est autant de visions différentes d’un homme finalement assez méconnu dans les régions francophones de la planète. Ce qui marque, évidemment, à la lecture de ce livre traduit de l’allemand, c’est qu’on découvre toute une série de personnages germanophones qui nous offrent un nouveau regard sur Niki.

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Connu pour son franc parler, Niki Lauda aura traversé bien des épreuves durant sa vie.

Les illustrations sont aussi riches en enseignements et souvent originales puisqu’elles reprennent, dans la mesure du possible, la personne interviewée aux côtés du champion autrichien. Je vous conseille vivement cet ouvrage si vous avez quelque affinités avec ce personnage aux multiples facettes. Et pour illustrer le fait qu’on en apprend tous les jours, alors que je découvrais les propos de Hans Mezger à propos de sa cohabitation avec Lauda chez Porsche en F1, la marque allemande annonçait son décès.

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On le voit ici avec Hans Mezger, qui dirigea le service compétition de Porsche lorsque Lauda remporta son dernier titre mondial sur la Mc Laren.

Fiche technique

  • Date de parution 20/05/2020
  • Nombre de pages 160
  • Auteur Hartmut LEHBRINK
  • EAN 13 9791028304515
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 214X286 mm
  • Nombre d’illustrations 79
  • Prix conseillé 39 euros

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Renault Sport par Dimitri Urbain

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Cette fois ce n’est pas un ouvrage mais bien une trilogie que nous vous proposons de découvrir : « Clio R.S., les virages dans la peau 2000-2018 » ; « Mégane R.S., la loi de la traction 2004-2016 » et « Renault Sport, les extraordinaires 1980-2020 ». Ecrits par Maxime Joly, ce dernier les publie à compte d’auteur.

1° Clio R.S. Les virages dans la peau, 2000-2018 (29 €)

Au travers de 166 pages, l’auteur détaille les différentes versions des Clio II, III et IV R.S. y compris les versions V6 à moteur arrière ainsi que les séries spéciales comme la Jean Ragnotti ; les Team, Trophy, F1 team R27, Cup, Gordini, Ange & Démon… Il situe les choses dans un contexte historique, avec les Clio 16S et Williams de première génération. Le texte, préfacé par Jean Ragnotti, est clair et abondamment illustré de photos mettant bien en évidence les différents détails propres à chaque version et modèle. A la fin de l’ouvrage, des tableaux permettent de connaître les puissances disponibles, les types de châssis ainsi que les quantités produites. Des informations assurément utiles et intéressantes pour tous les amateurs de cette bombinette française.

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2° Mégane R.S. La loi de la traction, 2004-2016 (25 €)

Ce second volume de 126 pages s’attache aux différentes Mégane R.S. des secondes et troisième génération. Selon une structure similaire à l’ouvrage précédent, toutes les versions et séries limitées sont présentées en détail : Trophy, F1 Team, F1 Team R26, R26R, RS 250, Trophy, 275 Trophy et Trophy R, RS 275… même la version utilisée par les Brigades Rapides d’Intervention est présentée. La préface est ici signée Laurent Hurgon, qui a établi plusieurs records au volant de Mégane R.S. sur le tracé du Nürburgring. Ici aussi, des tableaux permettent de s’y retrouver plus facilement entre les variantes.

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1-2-3 La trilogie des sportives Renault de 1980 à 2020 sans aucun doute la plus complète sortie à ce jour ! 532 pages d’anecdotes, d’infos et de photos pour se faire plaisir.

3° Renault Sport les extraordinaires, 1980- 2020 (35 €)

L’auteur se penche ici sur 40 ans de Renault sportives : depuis l’ère turbo avec les R5, 9, 11, Super 5 GT, R25 V6 Turbo, Safrane Biturbo, jusqu’au Spider, à la Clio V6, la Twingo Renault Sport ou encore la Megane IV RS. Ici ce sont pas moins de 240 pages de textes et photos permettant de se familiariser avec les modèles les plus confidentiels. Préfacé par Benoît Jacob et Axel Breun, respectivement auteur des lignes du spider et responsable design Renault Sport.

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Quelques dessins et études de ce qui deviendra la Clio V6…

Au travers de pas moins de… 532 pages, remplies d’anecdotes et de détails très pointus, voilà de quoi satisfaire tous les amateurs de Renault sportives récentes ! Soulignons la qualité d’écriture, la grande rigueur de l’auteur et la qualité des photos. Publiés à compte d’auteur, la qualité du papier a été choisie avec soin pour servir texte et photos. Qui plus est ils sont vendus à des prix très raisonnables et nous ne saurions vous recommander d’acheter les 3 ensemble car ils constituent une véritable encyclopédie sur ces modèles, avec des informations introuvables ailleurs. Cette initiative qui transpire la passion mérite vraiment le succès. A ce jour, plusieurs centaines d’exemplaires ont d’ailleurs déjà été vendus… (Dimitri Urbain)

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La Clio RS Team, l’une des nombreuses séries spéciales de Clio Sport, toutes d’une efficacité très redoutable !

Pour plus de renseignements, contactez Maxime Jolly, l’auteur, directement sur www.meganers-lelivre.com

Clio R.S., Les virages dans la peau, 2000-2018, Maxime Jolly, ISBN : 979-101699-1879-5, prix : 29 € ;

Mégane R.S., La loi de la traction, 2004-2016, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-7466-8899-5, prix : 25 € ;

Renault Sport, Les extraordinaires, 1980- 2020, Maxime Jolly, ISBN : 978-2-9572-1790-8, prix : 35 €.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Nissan, Planète Automobile.

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De la Fairlady des années 60 à la Juke des temps modernes, Nissan s’est imposé comme l’un des plus grands constructeurs.

Nissan est le sixième constructeur mondial et second japonais, derrière l’indéboulonnable Toyota en numéro 1. Nous vous présentons le seul ouvrage en français consacré à la marque. (Texte: Dimitri Urbain)

Son auteur, Bernard Vermeylen, n’est pas à son coup d’essai, avec près de vingt ouvrages déjà à son actif. Spécialiste vivant de la marque Panhard, il a aussi écrit beaucoup sur les voitures de l’Est ou Renault. En près de 300 pages, il retrace toute l’histoire de la marque japonaise dont les origines remontent à 1912. Inutile de préciser que l’accès aux informations et documents datant des débuts de Datsun ou Prince aux années cinquante est très difficile et, souvent, ils n’existent qu’en japonais.

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Au cours des années 50, les Prince AISH figurent parmi les voitures les plus modernes de la production japonaise.

L’auteur a mené un véritable travail de recherche, afin de nous permettre de suivre le développement du constructeur nippon. L’époque la plus prolifique débute dans les années 60, lorsque Nissan commence à exporter sa production. Des noms comme Cherry, Sunny, Bluebird, Sylvia ou Fairlady ne nous sont pas inconnus… Nissan est un véritable empire industriel mondial et donc complexe à comprendre. Dans cet ouvrage richement illustré, l’auteur nous présente également les gammes japonaises, américaines et même australiennes plus récentes. Il traite bien évidemment également de l’alliance avec Renault, en proie actuellement à de nombreuses difficultés.

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A la fin des années 60, Nissan est très actif en compétition avec R 380 à R 383. La R380 s’inspire fortement de la Porsche 904 GTS, tout en utilisant un châssis Brabham BT8.

Certes, vous n’y trouverez pas l’évolution dans le détail des Skyline R33 année par année mais il s’agit véritablement d’un ouvrage de référence. Il fourmille également d’anecdotes et de modèles insolites comme l’Alfa Roméo Arna (une Cherry propulsée par un boxer d’Alfasud !) ou l’Aprio, une Dacia Logan rebadgée au Mexique !

Nissan Planète Automobile, Bernard Vermeylen, Editions E.T.A.I., Paris, 2014, ISBN 978-2-7268-9770-6, prix : 49 €.

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La Skyline GTR est aux antipodes des banales Sunny et autres Bluebird. Techniquement évoluée, elle figure parmi les meilleures sportives au monde. Ici en compagnie du break Stagea… qui en reprend toute la technique et le moteur, dans une caisse plutôt banale.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Le break Volvo 240 de mon père par Dimitri Urbain

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En couverture, un break 265, équipé d’un V6 de 2,7 litres développant une puissance modeste, 125 ch, mais faisant preuve de beaucoup de souplesse.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. couvre, en 120 pages et dans un format pratique, un large choix de marque et de modèles. Les Citroën, Peugeot, Renault et autres Simca s’y trouvent en nombre. Nous vous proposons de découvrir ici l’un des titres les plus originaux de la série, traitant de la Volvo 240 break. Les ouvrages consacrés à Volvo rédigés en français se comptant sur les doigts d’une main, ne boudons pas ce plaisir…

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A l’image des catalogues de la marque, cet ouvrage fait la part belle aux illustrations. Ici, les principaux éléments des trains roulants et de la direction.

Parpaing, boîte à chaussure, brique Lego…

Les qualificatifs relatifs aux formes anguleuses des breaks Volvo ne manquent pas ! En neuf chapitres, l’auteur retrace l’histoire des breaks maison et leur place dans la production de la marque. Depuis la Duett de 1953, en passant par l’Amazone et la 145, pour en arriver à la 240. Elle poursuit une carrière de presque 20 ans sans changer d’allure. Comme toujours chez Volvo, la sécurité est une préoccupation majeure et le break 240 ne fait pas exception, de ses pare-chocs renforcés aux zones d’absorption des chocs en passant par les sièges enfant spécifiques, rien n’est laissé au hasard. Toutes les motorisations sont évoquées, ainsi que les versions et équipements.

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Celle qui a fait évoluer l’image de la 240 : la version turbo. Des circuits et des courses d’endurance en passant par la gendarmerie belge et les antiquaires huppés adeptes du break, la 240 pouvait rivaliser avec nombre de sportives de son époque.

La version la plus désirable est sans doute la turbo, produite entre 1981 et 1985. 155 ch, cela peut sembler modeste aujourd’hui mais à l’époque c’était le moyen d’atteindre les 200 km/h et de passer de 0 à 100 en 9 secondes… une vraie GTI ! Le tout avec un Cx de frigo… heureuse époque où il se trouvait même des Volvo sportives, non bridées. L’auteur explique également comment Volvo s’est forgé une image en béton pour ses breaks, entre capacités de chargement incroyables et robustesse inégalée. Le succès sur le marché américain, les chiffres de production, l’évolution chronologique de la gamme, les chiffres de production, tout y est. Le lecteur y trouvera en outre un guide d’achat et la présentation de son grand concurrent, le break Mercedes W123. Thomas Morales signe ici, outre l’originalité du sujet, un des titres les plus complets de la collection « de mon père ». (Dimitri Urbain)

Le break Volvo 240 de mon père, Thomas Morales, Editions E.T.A.I., 2009, ISBN 978-2-7268-8837-7 (+/- 30,00€)

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La fabrication de la 240 par le détail… histoire de comprendre sa longévité et sa résistance aux affres du temps.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste

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Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir « Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste », signé Hervé Bouchot. Sur 160 pages, l’auteur consacre sept chapitres au seul GTV6. L’ouvrage est très complet et abondamment illustré. Le GTV6 est replacé dans le contexte historique de la marque, au travers de différents projets internes et de l’évolution de la gamme du constructeur transalpin. Ainsi, un non-initié pourra sans problème appréhender l’importance historique de la voiture. Vient ensuite une description technique très complète, agrémentée de nombreux détails.  Soulignons également une mise en perspective au travers de nombreuses publicités d’époque et d’articles de presse. L’auteur a mené un travail encyclopédique ; il ne s’est pas concentré sur le seul marché français et est aussi allé chercher des informations en Allemagne, en Grande Bretagne ou encore aux USA. Un chapitre entier est consacré aux différentes séries limitées et prototypes : Grand Prix, Production, Balocco S.E…. y compris la version 3.0 litres spécifique au marché Sud-Africain ! Ensuite, l’auteur explique par le détail la genèse et l’historique du V6 « Busso » et son évolution.

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La compétition

Le GTV6 s’est illustré sur les circuits comme sur les spéciales de rallye. Notamment en France, où il a remporté deux titres consécutifs en championnat des voitures de production sur circuit. En 1983 et 84, le GTV6 était l’arme absolue, préparé par le Snobeck Racing Service. L’auteur a bénéficié d’informations de première main et nous conte cette aventure par le détail, retraçant même les parcours des onze voitures ayant été utilisées dans ce cadre par Dany Snobeck, Alain Cudini, Pierre Destick, ou encore Pierre- François Rousselot. Vient ensuite la description de la carrière du GTV6 sur les circuits européens et… les titres remportés de 1982 à 1985 par les voitures préparées chez Luigi, à Comblain-au-Pont. Le GTV6, malgré son encombrement conséquent, s’est également illustré en rallye. Ses excellentes qualités routières, son architecture transaxle, et son fabuleux moteur lui ont permis de damer le pion à plus d’une concurrente, tant en groupe A qu’en groupe N. Yves Loubet, Jacques Panciatici, Bertrand Balas, Christian Rigollet et, chez nous, Gaby Goudezeune et Dany Delettre lui ont donné ses lettres de noblesse ! Ici également, le traitement est exhaustif, avec de nombreux classements, des publicités…

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En résumé, un ouvrage sérieux et très complet, auquel il ne manque… que le bruit fabuleux du V6 Alfa et… les odeurs au bord d’un circuit ou d’une spéciale ! Seul bémol, la loi française obligeant de supprimer les marques et logos de cigarettiers même sur des photos d’époque ! Heureusement, les marques belges étant inconnues en France, quelques photos ont échappé au massacre. A noter que cet ouvrage n’est plus disponible en neuf auprès de l’éditeur. Il n’a pas été remanié depuis sa sortie car, malheureusement, son auteur nous a quitté en 2011. Bonne recherche, il en vaut vraiment la peine ! (Texte: Dimitri Urbain)

ALFA ROMEO GTV6, De la route à la piste, Hervé Bouchot, Editions E.T.A.I., Paris, 2009. ISBN : 978-2-7268-8869-8 ; 28,90 €

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La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alpine Berlinette, l’icône des années bleues

En ces temps de confinement, un bon livre est le compagnon idéal. Nous vous proposons une nouvelle rubrique dans laquelle nous allons vous présenter toute une série d’ouvrages intéressants, sur divers sujets automobiles. (Dimitri Urbain)

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A tout seigneur tout honneur, entamons cette rubrique avec un ouvrage sur la Berlinette Alpine. Signé Enguerrand Lescene, « Alpine Berlinette, l’icône des années bleues » retrace l’histoire de l’A110 en compétition.

En quatre chapitres et 190 pages, se déroule sous vos yeux la carrière française et internationale  de cette auto qu’on adore tous. L’auteur s’est concentré sur les aspects humains et a mis en avant autant les pilotes d’usine que les privés qui se sont illustrés au volant de l’A 110. L’histoire commence en 1960 et se poursuit jusqu’en 1980. Ensuite, la petite Alpine a rejoint des plateaux régionaux, son homologation étant devenue caduque. Le texte est précis et dense, les photos d’époque et autres publicités lui imposant un rythme qui donne envie de le lire. Certes, le format de quelques photos est réduit, mais beaucoup sont en couleurs. De quoi être également une source d’information pour les maquettistes. Ce que vous n’y trouverez pas, ce sont des informations sur l’évolution de la voiture, ses différentes versions utilisées en compétition, les cylindrées, les puissances, les fiches techniques. C’est le seul aspect léger du contenu.

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Des grands noms…

Dès 1968, Jean Claude Andruet est champion de France au volant d’une A 110. L’usine se structure derrière Jacques Cheinisse : Jean Claude Andruet,  Jean Vinatier, jean Pierre Nicolas, Jean Luc Thérier, Ove Andersson, Bernard Darniche… des noms tout aussi évocateurs que Les Routes du Nord, le Lyon- Charbonnières, le Monte Carlo ou le Tour de Corse. 1973 est l’année de la réussite totale d’Alpine qui remporte le championnat du monde des rallyes. La Berlinette et l’équipe d’usine forment une équipe de rêve et les berlinettes immatriculées «76» s’illustrent sur tous les terrains. Vous y retrouverez aussi l’équipe féminine d’Aseptogyl, « le dentifrice dans la course » et d’autres équipes comme l’Ecurie Echappement (le magazine) et Bruno Saby.

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Et des amateurs…

C’est une chose assez rare et qui mérite votre intérêt, cet ouvrage fait également la part belle aux amateurs qui longtemps ont fait (et font encore…) briller la Berlinette en course : côte, circuit, rallycross; l’A110 est une voiture bien née et polyvalente. Légère, maniable, fiable, amusante et efficace, cet ouvrage la montre sous de nombreuses facettes. La fin de l’ouvrage recèle un palmarès complet de la Berlinette en France et à l’international, entre 1960 et 1980.

En résumé, un bel ouvrage rempli de photos, une chronologie complète et respectée, une carrière retracée, même si les aspects techniques et l’évolution de la voiture ne sont malheureusement pas abordés.

ALPINE BERLINETTE, L’icône des années bleues, Enguerrand Lecesne, Editions E.T.A.I., Paris, 2012. ISBN : 978-2-7268-9575-7 ; 28,90 €

Librairie: L’Année automobile 2019/2020: immuablement réconfortant

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Chaque année, l’année automobile nous revient comme un doux refrain d’un exercice parfaitement maîtrisé par Serge Bellu et son équipe. Dans un monde où tout change très vite, où des institutions changent de nom pour rester dans le vent, faire croire qu’elles évoluent à la vitesse de ce siècle, à l’heure où des enseignes historiques se voient contraintes de fermer boutique faute de volontaires pour poursuivre une belle aventure, cet ouvrage de référence paru aux éditions ETAI est un heureux évènement qui arrive inlassablement dans toutes les librairies à la fin de l’année. Comme toujours, au Rédacteur automobile, on choisit de lire l’édition en entier avant de vous en parler.

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Le coutume est établie depuis plusieurs années maintenant, l’année automobile se découpe en trois chapitres: Industrie, Sport et Culture. Le premier sujet est lui-même divisé en trois avec une partie consacrée à l’économie, une deuxième à la production et la dernière à la création. Comme l’année automobile est en constante évolution, on remarque tout de suite une mise en page très soignée mais aussi davantage de texte, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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Cette édition en profite pour faire un tour de la grande famille de l’automobile en reprenant la composition des principaux groupes à travers tous leurs labels. Sous le chapitre Production, Serge Bellu reprend classiquement toutes les nouveautés de l’année écoulée par catégories, des citadines aux supercars en passant par les 4×4. Enfin, le chapitre dédié à la création présente les personnalités qui dirigent les studios de design avant de faire le tour des concept-cars de l’année et enfin de rendre hommage à la Mini qui fêtait ses 60 ans.

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Le deuxième volet dédié au sport automobile propose un calendrier des faits marquants avant de se pencher sur la monoplace, l’endurance, les rallyes, le tourisme et les résultats. Comme nous l’avons déjà constaté d’autres années, le rallye est le parent pauvre de cet annuel avec une traduction approximative de certains textes et des données erronées. Ainsi, l’auteur Keith Oswin nous parle de la Sicile au lieu de la Sardaigne et dans le résumé sur le rallye d’Allemagne, on nous dit qu’Hayden Paddon inaugure la nouvelle Hyundai tout électrique en rallye… Monsieur Bellu, si vous cherchez un spécialiste francophone du WRC, je suis votre homme!

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Pour terminer, le dernier volet de l’année automobile est consacré à la culture avec, là aussi, les faits marquants dans le milieu de la voiture ancienne puis un chapitre consacré à l’art avec un sujet sur l’exposition du château de Compiègne consacrée à la beauté dans l’automobile à travers des concept-cars. On revient ensuite sur l’année 1969 avant de découvrir le portrait d’Alexandre Iacovleff, le peintre officiel des grandes expéditions Citroën. L’ultime chapitre dédié au patrimoine nous parle du marché des automobiles de collection en crise avant de planter le décor du concours d’élégance organisé à Monaco et de terminer sur le centenaire de Bentley largement fêté en 2019.

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Vous l’aurez compris, l’année automobile demeure l’ouvrage indispensable pour tout amoureux de la chose automobile. De quoi retrouver en un coup d’œil, les principaux faits et gestes de la planète durant l’année écoulé. On ouvre ce volume en sachant que l’on va s’y plonger avec délectation pour revivre douze mois intenses. Reste maintenant à savoir comment Serge Bellu et ses acolytes pourront remplir le prochain opus…

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Fiche technique

  • Nombre de pages: 288
  • Date de parution: 11/12/2019
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303877
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format: 235X310 mm
  • Nombre d’illustrations: 600