La bibliothèque idéale du Rédacteur Automobile : Le break Volvo 240 de mon père par Dimitri Urbain

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En couverture, un break 265, équipé d’un V6 de 2,7 litres développant une puissance modeste, 125 ch, mais faisant preuve de beaucoup de souplesse.

La collection « de mon père » des Editions E.T.A.I. couvre, en 120 pages et dans un format pratique, un large choix de marque et de modèles. Les Citroën, Peugeot, Renault et autres Simca s’y trouvent en nombre. Nous vous proposons de découvrir ici l’un des titres les plus originaux de la série, traitant de la Volvo 240 break. Les ouvrages consacrés à Volvo rédigés en français se comptant sur les doigts d’une main, ne boudons pas ce plaisir…

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A l’image des catalogues de la marque, cet ouvrage fait la part belle aux illustrations. Ici, les principaux éléments des trains roulants et de la direction.

Parpaing, boîte à chaussure, brique Lego…

Les qualificatifs relatifs aux formes anguleuses des breaks Volvo ne manquent pas ! En neuf chapitres, l’auteur retrace l’histoire des breaks maison et leur place dans la production de la marque. Depuis la Duett de 1953, en passant par l’Amazone et la 145, pour en arriver à la 240. Elle poursuit une carrière de presque 20 ans sans changer d’allure. Comme toujours chez Volvo, la sécurité est une préoccupation majeure et le break 240 ne fait pas exception, de ses pare-chocs renforcés aux zones d’absorption des chocs en passant par les sièges enfant spécifiques, rien n’est laissé au hasard. Toutes les motorisations sont évoquées, ainsi que les versions et équipements.

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Celle qui a fait évoluer l’image de la 240 : la version turbo. Des circuits et des courses d’endurance en passant par la gendarmerie belge et les antiquaires huppés adeptes du break, la 240 pouvait rivaliser avec nombre de sportives de son époque.

La version la plus désirable est sans doute la turbo, produite entre 1981 et 1985. 155 ch, cela peut sembler modeste aujourd’hui mais à l’époque c’était le moyen d’atteindre les 200 km/h et de passer de 0 à 100 en 9 secondes… une vraie GTI ! Le tout avec un Cx de frigo… heureuse époque où il se trouvait même des Volvo sportives, non bridées. L’auteur explique également comment Volvo s’est forgé une image en béton pour ses breaks, entre capacités de chargement incroyables et robustesse inégalée. Le succès sur le marché américain, les chiffres de production, l’évolution chronologique de la gamme, les chiffres de production, tout y est. Le lecteur y trouvera en outre un guide d’achat et la présentation de son grand concurrent, le break Mercedes W123. Thomas Morales signe ici, outre l’originalité du sujet, un des titres les plus complets de la collection « de mon père ». (Dimitri Urbain)

Le break Volvo 240 de mon père, Thomas Morales, Editions E.T.A.I., 2009, ISBN 978-2-7268-8837-7 (+/- 30,00€)

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La fabrication de la 240 par le détail… histoire de comprendre sa longévité et sa résistance aux affres du temps.

La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste

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Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir « Alfa Romeo GTV6, de la route à la piste », signé Hervé Bouchot. Sur 160 pages, l’auteur consacre sept chapitres au seul GTV6. L’ouvrage est très complet et abondamment illustré. Le GTV6 est replacé dans le contexte historique de la marque, au travers de différents projets internes et de l’évolution de la gamme du constructeur transalpin. Ainsi, un non-initié pourra sans problème appréhender l’importance historique de la voiture. Vient ensuite une description technique très complète, agrémentée de nombreux détails.  Soulignons également une mise en perspective au travers de nombreuses publicités d’époque et d’articles de presse. L’auteur a mené un travail encyclopédique ; il ne s’est pas concentré sur le seul marché français et est aussi allé chercher des informations en Allemagne, en Grande Bretagne ou encore aux USA. Un chapitre entier est consacré aux différentes séries limitées et prototypes : Grand Prix, Production, Balocco S.E…. y compris la version 3.0 litres spécifique au marché Sud-Africain ! Ensuite, l’auteur explique par le détail la genèse et l’historique du V6 « Busso » et son évolution.

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La compétition

Le GTV6 s’est illustré sur les circuits comme sur les spéciales de rallye. Notamment en France, où il a remporté deux titres consécutifs en championnat des voitures de production sur circuit. En 1983 et 84, le GTV6 était l’arme absolue, préparé par le Snobeck Racing Service. L’auteur a bénéficié d’informations de première main et nous conte cette aventure par le détail, retraçant même les parcours des onze voitures ayant été utilisées dans ce cadre par Dany Snobeck, Alain Cudini, Pierre Destick, ou encore Pierre- François Rousselot. Vient ensuite la description de la carrière du GTV6 sur les circuits européens et… les titres remportés de 1982 à 1985 par les voitures préparées chez Luigi, à Comblain-au-Pont. Le GTV6, malgré son encombrement conséquent, s’est également illustré en rallye. Ses excellentes qualités routières, son architecture transaxle, et son fabuleux moteur lui ont permis de damer le pion à plus d’une concurrente, tant en groupe A qu’en groupe N. Yves Loubet, Jacques Panciatici, Bertrand Balas, Christian Rigollet et, chez nous, Gaby Goudezeune et Dany Delettre lui ont donné ses lettres de noblesse ! Ici également, le traitement est exhaustif, avec de nombreux classements, des publicités…

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En résumé, un ouvrage sérieux et très complet, auquel il ne manque… que le bruit fabuleux du V6 Alfa et… les odeurs au bord d’un circuit ou d’une spéciale ! Seul bémol, la loi française obligeant de supprimer les marques et logos de cigarettiers même sur des photos d’époque ! Heureusement, les marques belges étant inconnues en France, quelques photos ont échappé au massacre. A noter que cet ouvrage n’est plus disponible en neuf auprès de l’éditeur. Il n’a pas été remanié depuis sa sortie car, malheureusement, son auteur nous a quitté en 2011. Bonne recherche, il en vaut vraiment la peine ! (Texte: Dimitri Urbain)

ALFA ROMEO GTV6, De la route à la piste, Hervé Bouchot, Editions E.T.A.I., Paris, 2009. ISBN : 978-2-7268-8869-8 ; 28,90 €

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La bibliothèque idéale du Rédacteur Auto: Alpine Berlinette, l’icône des années bleues

En ces temps de confinement, un bon livre est le compagnon idéal. Nous vous proposons une nouvelle rubrique dans laquelle nous allons vous présenter toute une série d’ouvrages intéressants, sur divers sujets automobiles. (Dimitri Urbain)

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A tout seigneur tout honneur, entamons cette rubrique avec un ouvrage sur la Berlinette Alpine. Signé Enguerrand Lescene, « Alpine Berlinette, l’icône des années bleues » retrace l’histoire de l’A110 en compétition.

En quatre chapitres et 190 pages, se déroule sous vos yeux la carrière française et internationale  de cette auto qu’on adore tous. L’auteur s’est concentré sur les aspects humains et a mis en avant autant les pilotes d’usine que les privés qui se sont illustrés au volant de l’A 110. L’histoire commence en 1960 et se poursuit jusqu’en 1980. Ensuite, la petite Alpine a rejoint des plateaux régionaux, son homologation étant devenue caduque. Le texte est précis et dense, les photos d’époque et autres publicités lui imposant un rythme qui donne envie de le lire. Certes, le format de quelques photos est réduit, mais beaucoup sont en couleurs. De quoi être également une source d’information pour les maquettistes. Ce que vous n’y trouverez pas, ce sont des informations sur l’évolution de la voiture, ses différentes versions utilisées en compétition, les cylindrées, les puissances, les fiches techniques. C’est le seul aspect léger du contenu.

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Des grands noms…

Dès 1968, Jean Claude Andruet est champion de France au volant d’une A 110. L’usine se structure derrière Jacques Cheinisse : Jean Claude Andruet,  Jean Vinatier, jean Pierre Nicolas, Jean Luc Thérier, Ove Andersson, Bernard Darniche… des noms tout aussi évocateurs que Les Routes du Nord, le Lyon- Charbonnières, le Monte Carlo ou le Tour de Corse. 1973 est l’année de la réussite totale d’Alpine qui remporte le championnat du monde des rallyes. La Berlinette et l’équipe d’usine forment une équipe de rêve et les berlinettes immatriculées «76» s’illustrent sur tous les terrains. Vous y retrouverez aussi l’équipe féminine d’Aseptogyl, « le dentifrice dans la course » et d’autres équipes comme l’Ecurie Echappement (le magazine) et Bruno Saby.

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Et des amateurs…

C’est une chose assez rare et qui mérite votre intérêt, cet ouvrage fait également la part belle aux amateurs qui longtemps ont fait (et font encore…) briller la Berlinette en course : côte, circuit, rallycross; l’A110 est une voiture bien née et polyvalente. Légère, maniable, fiable, amusante et efficace, cet ouvrage la montre sous de nombreuses facettes. La fin de l’ouvrage recèle un palmarès complet de la Berlinette en France et à l’international, entre 1960 et 1980.

En résumé, un bel ouvrage rempli de photos, une chronologie complète et respectée, une carrière retracée, même si les aspects techniques et l’évolution de la voiture ne sont malheureusement pas abordés.

ALPINE BERLINETTE, L’icône des années bleues, Enguerrand Lecesne, Editions E.T.A.I., Paris, 2012. ISBN : 978-2-7268-9575-7 ; 28,90 €

Librairie: L’Année automobile 2019/2020: immuablement réconfortant

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Chaque année, l’année automobile nous revient comme un doux refrain d’un exercice parfaitement maîtrisé par Serge Bellu et son équipe. Dans un monde où tout change très vite, où des institutions changent de nom pour rester dans le vent, faire croire qu’elles évoluent à la vitesse de ce siècle, à l’heure où des enseignes historiques se voient contraintes de fermer boutique faute de volontaires pour poursuivre une belle aventure, cet ouvrage de référence paru aux éditions ETAI est un heureux évènement qui arrive inlassablement dans toutes les librairies à la fin de l’année. Comme toujours, au Rédacteur automobile, on choisit de lire l’édition en entier avant de vous en parler.

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Le coutume est établie depuis plusieurs années maintenant, l’année automobile se découpe en trois chapitres: Industrie, Sport et Culture. Le premier sujet est lui-même divisé en trois avec une partie consacrée à l’économie, une deuxième à la production et la dernière à la création. Comme l’année automobile est en constante évolution, on remarque tout de suite une mise en page très soignée mais aussi davantage de texte, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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Cette édition en profite pour faire un tour de la grande famille de l’automobile en reprenant la composition des principaux groupes à travers tous leurs labels. Sous le chapitre Production, Serge Bellu reprend classiquement toutes les nouveautés de l’année écoulée par catégories, des citadines aux supercars en passant par les 4×4. Enfin, le chapitre dédié à la création présente les personnalités qui dirigent les studios de design avant de faire le tour des concept-cars de l’année et enfin de rendre hommage à la Mini qui fêtait ses 60 ans.

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Le deuxième volet dédié au sport automobile propose un calendrier des faits marquants avant de se pencher sur la monoplace, l’endurance, les rallyes, le tourisme et les résultats. Comme nous l’avons déjà constaté d’autres années, le rallye est le parent pauvre de cet annuel avec une traduction approximative de certains textes et des données erronées. Ainsi, l’auteur Keith Oswin nous parle de la Sicile au lieu de la Sardaigne et dans le résumé sur le rallye d’Allemagne, on nous dit qu’Hayden Paddon inaugure la nouvelle Hyundai tout électrique en rallye… Monsieur Bellu, si vous cherchez un spécialiste francophone du WRC, je suis votre homme!

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Pour terminer, le dernier volet de l’année automobile est consacré à la culture avec, là aussi, les faits marquants dans le milieu de la voiture ancienne puis un chapitre consacré à l’art avec un sujet sur l’exposition du château de Compiègne consacrée à la beauté dans l’automobile à travers des concept-cars. On revient ensuite sur l’année 1969 avant de découvrir le portrait d’Alexandre Iacovleff, le peintre officiel des grandes expéditions Citroën. L’ultime chapitre dédié au patrimoine nous parle du marché des automobiles de collection en crise avant de planter le décor du concours d’élégance organisé à Monaco et de terminer sur le centenaire de Bentley largement fêté en 2019.

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Vous l’aurez compris, l’année automobile demeure l’ouvrage indispensable pour tout amoureux de la chose automobile. De quoi retrouver en un coup d’œil, les principaux faits et gestes de la planète durant l’année écoulé. On ouvre ce volume en sachant que l’on va s’y plonger avec délectation pour revivre douze mois intenses. Reste maintenant à savoir comment Serge Bellu et ses acolytes pourront remplir le prochain opus…

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Fiche technique

  • Nombre de pages: 288
  • Date de parution: 11/12/2019
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303877
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format: 235X310 mm
  • Nombre d’illustrations: 600

Librairie: livre officiel des 24 heures du Mans 2019: en attendant l’édition 2020

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Si, comme nous, vous avez pris un coup au moral en apprenant le report de l’édition 2020 au mois de septembre, nous vous invitons à revivre l’édition 2019 à travers les pages du livre officiel des 24 heures du Mans 2019. Comme le veut la tradition, c’est avec une iconographie particulièrement riche que se signale avant tout cet annuel. Tous les faits marquants y sont illustrés et ce depuis le processus de sélection jusqu’au passage de la ligne d’arrivée. A travers ces 280 pages, la 87e édition des 24 heures du Mans est entièrement décortiquée sans oublier un petit retour en arrière sur les années en 9.

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Faute de concurrents, Toyota est seule au monde aux 24 heures du Mans où elle s’est imposée pour le deuxième fois.

Le premier chapitre est consacré à la « mise en place » avec le processus de sélection suivi par de belles images des installations et de la journée test disputée le dimanche 2 juin. Le deuxième chapitre concerne le pesage avec des photos d’ambiance avant de passer en revue les engagés. Ensuite, c’est un chapitre intitulé « la semaine mancelle » qui suit avec la séance d’autographes sur le circuit et les pages hors-piste où l’on revient sur les activités organisées dans les villages environnants. Vient enfin le chapitre consacré aux essais à proprement parler. On rentre enfin dans le vif du sujet avec les premières photos des bolides en action. C’est là une des réussites de ce livre, il fait monter le lecteur en régime un peu comme on peut le vivre lors de cette fameuse semaine mancelle.

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En LMP2, c’est l’écurie Alpine qui signe un nouveau succès pour la troisième fois en quatre ans!

Ensuite vient ce que les auteurs ont désormais appelé la « veillée d’armes ». On y fait le tour des conférences de presse avant de revenir en belles images sur la parade des pilotes. Le chapitre appelé « avant-course » détaille les courses disputées en lever de rideau des 24 heures. L’occasion de découvrir les futures stars de la grane épreuve qui font leurs armes dans la compétition appelée, à juste titre, Road to Le Mans. On revient également sur la mise en grille, dernier instant où les pilotes sont décontractés voire concentrés pour ceux qui prendront le départ. Il faut donc attendre la page 124 pour assister enfin au départ donné par Charlène de Monaco.

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En LM GTE PRO, Ferrari signe une troisième victoire grâce à l’excellent travail réalisé par le Team AF Corse sur les 488 GTE.

Traditionnelement, on a droit aux meilleurs clichés illustrants les faits de course, heure par heure. Des photos double page viennent agrémenter le tout. 110 pages plus tard, c’est l’arrivée suivie par le chapitre intitulé « la 25e heure » consacré aux clichés d’ambiance après la course mais également aux podiums de chaque catégorie, les résultats, les statistiques et l’analyse de la course signée Denis Chevrier. Des sujets plus « magazine » suivent alors avec un article sur les filles aux 24 heures ou encore sur le film Le Mans 66. Vous l’aurez compris, nos confrères Thibaut Villemant et Jean-Marc Teissèdre signent à nouveau un bel exercice et conservent, depuis toujours, le caractère indispensable de cet ouvrage qui figure dans notre bibliothèque depuis 1986.

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Alors qu’une Ford GT s’était imposée sur la piste, c’est finalement la Porsche 991 RSR #56 du Team project 1 qui l’emportait en LM GTE AM suite au déclassement de l’américaine pour temps minimal de ravitaillement non respecté.

Titre : 24 H LE MANS 2019 chez ETAI

Auteurs : Thibaut VILLEMANT & Jean-Marc TEISSÈDRE

Nombre de pages : 280

Nombre de photos : 600

Prix conseillé: 49,00 € TVAC

Librairie: Supercar Revolution par John Lamm chez ETAI

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Voilà typiquement le genre d’album qui peut être offert à Noël à tout passionné d’automobile. Qu’il soit jeune lecteur ou amateur averti, il y trouvera de quoi satisfaire sa curiosité. Avant tout connu pour ses talents de photographe, l’américain John Lamm est également une excellente plume et il le démontre dans cet ouvrage évidemment traduit de l’anglais. Le sujet des supercars peut sembler un peu bateau surtout en cette période de l’année. Et c’est ce que nous pensions au moment d’ouvrir les premières pages. Et pourtant…

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Logiquement, l’auteur fait démarrer l’ère des supercars à la fin des années 60 avec l’arrivée de la Lamborghini Miura et de la Ferrari 365 GTB/4 appelée plus familièrement Daytona. A nouveau, cela semble tellement évident. Et pourtant, en nous racontant ses essais et ses rencontres avec toutes ces supercars, John Lamm parvient à nous captiver. Parce que c’est un regard américain qui est jeté sur des voitures que nous, européens, connaissons si bien. Ses anecdotes sont truculentes et s’il nous raconte des histoires bien connues, elles le sont avec un accent yankee qui fait mouche.

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Ses propos sont appuyés par ceux du new-yorkais Jay Leno, un présentateur de télé devenu collectionneur de voitures. Ses propos sont assez justes et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ses précieux joujous. Le livre est découpé en trois parties: la première vague (1967-1978), la connexion groupe B (1983-1991) et les supercars de l’ère moderne (de 1992 à nos jours). On ne vous cache pas que ce sont les deux premières parties qui nous ont le plus intéressé.

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A signaler, quelques incongruités comme la Honda NSX de 1991 illustrée par les seules photos de la nouvelle, la photo d’une Porsche GTLM d’aujourd’hui légendée comme étant la GT1 du Mans 1998 mais aussi des modèles qu’on ne considère pas comme des supercars comme la Lexus LC500 ou la Lamborghini Huracan…

Fiche technique

  • Date de parution 18/09/2019
  • Nombre de pages 240
  • Auteur John Lamm
  • EAN 13 9791028303693
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 279X216 mm
  • Nombre d’illustrations 220
  • Prix conseillé: 49€

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Librairie: « Stéphane Prévot sans détour », l’indispensable!

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Il est des actes qui semblent des évidences. Raconter la vie, unique en son genre, du copilote le plus capé de Huy et de Belgique fait figure de Saint Grääl pour tout journaliste sportif qui se respecte. On ne connait pas la durée du forcing qu’aura dû exercer notre collègue Dominique Dricot pour que Stéphane Prévot accepte finalement de – vraiment – tout déballer mais le résultat est là, sous nos yeux, sous forme d’un bouquin dense de 340 pages à la fin duquel on a même droit à un bonus sous forme de 85 photos marquantes.

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Il faut dire que la vie de copilote traversée par le Hutois n’a rien d’un long fleuve tranquille. En conflit avec son père, il choisit sa voie très jeune et ne va jamais le regretter. Le copilotage, c’est toute sa vie et rien ne pourra l’en dissuader. Très vite, il se fait remarquer par son intelligence et sa rigueur et c’est en l’associant avec Bruno Thiry que l’Opel Team Belgium lui met le pied à l’étrier. On est en 1991 et autant vous dire que l’époque est à la déconne et aux soirées arrosées lorsqu’il s’agit de fêter de bons résultats. Accompagné de ses mauvais camarades mais qui sont de vrais amis, Stéphane vit sa vie à 200 à l’heure tout en se montrant professionnel en toutes circonstances. Même lorsque les nuits sont courtes et les souvenirs de la nuit confus. Vous l’aurez compris, ce chouette bouquin nous plonge dans une ambiance et une atmosphère qui font du bien dans un monde où tout doit désormais être dans la norme et se conformer à la bienséance. Jamais Prévot n’a accepté de rentrer dans le moule et cela lui a certainement valu quelques inimitiés dans le milieu mais ceux qui ont su reconnaître son talent ne s’en sont jamais mordu les doigts.

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Tout au long de ce récit, il ne flingue jamais gratuitement ou directement. Par contre, il remet certains cadors à leur place et il précise certaines choses à propos de méthodes utilisées par équipes ayant pignon sur rue à l’époque, que ce soit en reconnaissances ou en course. Et puis il a clairement ses têtes mais là aussi, tout est en nuances. Ce que l’on ne soupçonnerait pas à priori chez cet homme bourru et direct mais oh combien sympathique. Les anecdotes sont croustillantes et le vocabulaire est souvent truculent parce l’auteur du livre a bien pris soin de ne pas trahir les propos de Stéphane. Après Bruno vient le chapitre Duval où l’on comprend mieux certaines choses, que ce soit en sa faveur ou pas. Et puis il y a l’ère Atkinson où Stéphane fera ses adieux au WRC. Après, l’intérêt du livre retombe un peu parce que les pilotes concernés nous parlent moins mais ses débuts en rallye-raid valent également le détour au même titre que ses campagnes dans le Championnat Asie-Pacifique. Cela dit, on mesure également la passion qu’il voue à son sport lorsqu’il nous raconte ses participations aux côtés de grands noms du rallye mondial aux Legend Boucles…

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En 30 ans de carrière, Stéphane Prévot a disputé près de 443 rallyes dont 175 en championnat du monde. Au total, ce ne sont pas moins de 74 pilotes différents qu’il a épaulés.

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Ce livre est publié chez Rushmore et est vendu au prix de 25 euros qu’il vaut largement. Vous le trouverez dans les librairies hutoises, chez Spa Racing à Stavelot où sur leur site en suivant ce lien. N’hésitez pas une seconde, vous ne serez pas déçus!

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