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Essai : Mercedes C200 4MATIC Break All-Terrain : à l’abri des mauvais coups

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Le phénomène des breaks surélevés n’est pas nouveau et si ses précurseurs que furent Volvo et Subaru ont désormais abandonné le segment au profit de leurs crossovers, certaines marques veulent encore y croire à l’image d’Audi, avec l’A6 Allroad, et de Mercedes avec ses C et E All-Terrain. Pour le reste, c’est le désert. Il faut dire que les SUV ont appliqué la politique de la terre brûlée en ne laissant rien sur leur passage. Pourtant, cette C200 fréquentée durant dix jours nous a apporté de belles satisfactions. Et un confort assez impressionnant sur nos routes belges mal entretenues.

Ce n’est qu’avec cette génération, lancée en 2021 et appelée W206 en interne, que la marque à l’étoile s’est décidée à proposer une version du break surélevée de 4 cm dotée des attributs réservés à ce genre de finition passant par des arches de roues protégés par des plastiques, une calandre et des boucliers plus massifs sans oublier de vraies protection de soubassement. Il faut dire qu’elle est dotée de deux modes de conduite supplémentaires appelés Offroad et Offroad+ qui lui permettent d’affronter des terrains cassants et vallonnés sachant qu’une gestion de la vitesse de descente est également montée de série. Sous le capot, on a le choix entre deux moteurs et deux types de carburant : Diesel ou essence. Mercedes Belgique avait mis à notre disposition une C200 motorisée par le 4 cylindres essence de 1496cc et fort de 204 ch et associé à une micro-hybridation de 48V sans oublier la boîte automatique 9G-Tronic.

J’aime bien

Comme la plupart du temps chez Mercedes, la position de conduite est parfaite. Mais notre exemplaire d’essai prenait un malin plaisir à remettre la position de conduite de la petite personne qui nous avait précédé alors que nous avions enregistré nos réglages. Visiblement, ceux de cette personne prévalaient. Mais quel bonheur de disposer d’une sellerie en cuir superbement finie, d’écrans multifonction facilement accessibles et surtout, de cette fonction magique permettant de mettre en veilleuse instantanément cette maudite fonction ISA (Assistant de vitesse intelligent) voulue par l’Europe et qui fait enrager tous les automobilistes que nous connaissons. Les 4 cm d’élévation ne sont peut-être pas grand-chose mais ils permettent d’aborder les casse-vitesses sans trop se soucier de l’angle d’attaque sans parler de certains dénivelés qui posent parfois des problèmes aux utilisateurs de CLA pour n’en citer qu’une dans la gamme.

Plutôt malin

Le confort est impressionnant et les chaussées dégradées sont avalées en toute décontraction. Les suspensions absorbent parfaitement les trous le tout sans devoir recourir à des hauteurs et des encombrements devenus la norme chez les SUV. Un break, cela reste une carrosserie conçue pour bien des fonctions. Le volume d’emport de 490 litres permet déjà de beaux déménagements à moins que madame ne préfère remplir le coffre au maximum lors des départs en vacances. A l’arrière, l’habitabilité est dans la norme et le confort de la banquette arrière n’a pas entraîné de rouspétances de la part des occupants…

J’aime moins

Si cette Mercedes C200 All-Terrain se révèle sérieusement bâtie pour affronter des kilomètres de bitume ou de terre, elle souffre toujours d’un défaut qui nous agace trop souvent en ville ou lors des redémarrages, c’est le manque de vivacité de la boîte. Elle réclame toujours un temps de réponse qui peut parfois placer son propriétaire dans des situations scabreuses à l’abord des ronds-points par exemple. Il force souvent à accélérer fort pour avoir une réaction ce qui place certains passagers en situation de stress.

Pourquoi je l’achète

Si comme nous, vous êtes allergique aux SUV un break surélevé demeure une solution adéquate pour affronter le réseau routier belge. Entre des casse-vitesses souvent agressifs, des chaussées défoncées et des trous en formation que l’on cultive intensivement, posséder une voiture un brin plus haute que la moyenne permet de prendre la route en toute sérénité. Son petit 4 cylindres n’est pas un foudre de guerre mais il peut déjà vous emmener à des vitesses inavouables et répréhensibles. Le soin apporté à la finition de l’habitacle, les systèmes d’infodivertissement à la page et le volume du coffre de cette carrosserie vous poussent à vous déplacer pour la moindre raison. Et si l’on ajoute que ses 4 roues motrices et ses programmes de conduite spécifiques lui permettent d’affronter des chemins escarpés et des terrains peu accueillants, à condition de salir sa jolie carrosserie, vous comprendrez mieux pourquoi Mercedes vous demande 60.137€. Disponible également en Diesel, elle est alors facturée 61.589€.

Pourquoi je ne l’achète pas

Si vous êtes séduit par cette carrosserie, optez plutôt pour un Diesel. Un carburant plus adéquat avec l’usage qui devrait être fait de cette C200 break All-Terrain. Nous ne sommes pas connus pour remporter des eco-run donc la moyenne de 7,8 l/100 km signée lors de nos 900 km d’essai ne doit pas vous effrayez. Il est possible de faire bien mieux en optant, par exemple, pour le mode de conduite Eco. D’aucun auraient souhaité davantage de modularité ou de volume de coffre mais celui-ci correspond à la taille du véhicule qui se veut raisonnable même si vous habitez en ville.

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