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Essai : Toyota Prius : rechargeable, pour quoi faire ?

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On peut sans hésiter considérer la Toyota Prius comme la mère de toutes les voitures hybrides apparues par la suite. Commercialisée en 1997, elle devait composer avec un physique ingrat qui ne l’empêcha pas de se vendre, toutes générations confondues, à plus de 5 millions d’exemplaires par le monde. Pour cette cinquième génération, Toyota a opté pour un design fort que l’on apprécie. Malheureusement, celle-ci n’est plus disponible chez nous qu’en version rechargeable. Quelle drôle d’idée !

Si l’on demandait à un designer talentueux de tracer d’un seul coup de crayon sa berline idéale, soyez sûr qu’elle serait proche des lignes de la Toyota Prius 2024. Avec une ligne arrondie allant de l’avant jusqu’à l’arrière sans la moindre interruption, on remarque un pare-brise qui s’étend jusqu’au-dessus de la tête du conducteur alors que la ligne de toit se termine de manière abrupte derrière les roues arrière. C’est plutôt réussi avec cette ligne en flèche qui débute, de face, par un capot pointu et une calandre réduite à sa plus simple expression. Bref, conduire une Prius revient désormais à attirer les regards surtout si l’on opte pour le jaune moutarde de notre exemplaire d’essai.

J’aime bien

 Désormais motorisée par le 2.0 TNGA accompagné d’un moteur électrique inédit de troisième génération, la Toyota Prius V dispose désormais de 223 chevaux ce qui lui permet de signer le 0 à 100 km/h en 6″8. Nous ne dirons pas que c’est sportif mais cela nous change de l’habituel modèle pépère que nous connaissions jusqu’ici. Malheureusement, la transmission n’a pas perdu sa mauvaise habitude de se faire entendre lorsqu’on appuie à fond sur le champignon. Une mauvaise habitude qu’il faudra vite perdre pour mieux profiter de la douceur générale procurée au quotidien par cette berline désormais rechargeable.

Plutôt malin

Avec un poids contenu de 1630 kg et une position de conduite abaissée, on se prendrait presque pour un pilote. D’autant que le volant de petite dimension et le tableau de bord affichant un cadran circulaire central participent également à cette ambiance dynamique. Mais l’absence de palettes au volant et les sièges manquant de soutien nous ont vite rappelé à la réalité pratique et sérieuse prônée par la marque japonaise. Pour la sportivité, le label GR répondra à vos attentes pour encore un certain nombre d’années. Ouf.

J’aime moins

On n’a pas trouvé la finition de cette Toyota Prius des plus extraordinaire. La qualité de certaines finitions et de certains plastiques font un peu tache sur un modèle connu pour sa fiabilité légendaire. Et ce n’est pas la légèreté du cache-bagage qui changera la donne. Par ailleurs, il nous faut également aborder ici la grande irritation déclenchée par les différents systèmes d’assistance à la conduite. Ceux-ci sont évidemment désactivables mais il faut réitérer la manœuvre longue et laborieuse, via les différents menus de l’ordinateur de bord et les petites commandes du volant, à chaque démarrage. Quel boulet…

Pourquoi je l’achète

On ne s’en est pas caché en début d’article, nous sommes fans des lignes de cette Toyota Prius. Un véritable ORNI (objet roulant non-identifié) dans un paysage archi-dominé par des camionnettes appelées SUV. La berline 5 portes demeure l’exemple même de ce qu’il faut faire pour réduire les consommations et l’encombrement des voitures en général. Comme tout voiture hybride rechargeable, la consommation variera fortement en fonction du nombre de recharges que vous effectuerez. Une fois les batteries rechargées, la Prius peut parcourir 68 km en électrique. A l’issue de nos 380 km d’essai, nous avons signé une consommation moyenne de 4.0l/ 100km. Plus puissante que jamais, la japonaise procure enfin quelques sensations au volant grâce à une position de conduite abaissée et une légèreté relative. On ne parlera pas encore de dynamisme mais dans le fief d’une Prius, 223 chevaux, c’est Byzance !

Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée à 48.870 euros, la Toyota Prius ne semble pas trop courir les rues belges. Était-ce réellement une bonne idée d’abandonner sur notre marché sa version auto-rechargeable traditionnelle ? Pas sûr. Elle est visiblement condamnée par les SUV et autres crossovers vendus par la marque. Dommage. On regrettera également quelques plastiques indignes de la marque la plus fiable au monde et des détails de finition des ouvrants, par exemple, qu’il vaut mieux ne pas voir. (Photos: Pierre Fontignies)

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