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Essai : Mercedes CLE200 : l’art du coupé exemplaire

Avec ce nouveau coupé CLE, Mercedes a choisi de fusionner ces coupés C et E pour n’en faire qu’un seul modèle. Un peu dans la veine du CLK qui avait précédé les deux derniers nommés lors d’une carrière de 12 ans entre 1997 et 2009. Celui-ci reprenait la plateforme compacte de la C en lui offrant un look de E. C’est un peu l’exercice auquel se sont employés les ingénieurs allemands pour élaborer ce CLE en partant du postulat que les propriétaires du C coupé souhaitaient davantage d’habitabilité et que ceux du E coupé enviaient le dynamisme du petit frère.

A nos yeux, on n’a encore rien fait de mieux qu’un coupé en matière de distinction et de dynamisme lorsqu’on parle automobile. Malheureusement, ce type de carrosserie tend à se faire rare de nos jours. La preuve avec ce nouveau venu au sein de la gamme Mercedes qui phagocyte deux modèles. Mais le résultat est tout simplement superbe, en toute subjectivité bien sûr. Certes, ses lignes peuvent paraître agressives mais cette impression d’un félin prêt à bondir nous convient. Alors si la version de base qui nous occupe aujourd’hui n’est pas la plus élargie de la gamme, son pack AMG et sa couleur Rouge Patagonie est absolument raccords en mettant du peps par cette météo grise et pluvieuse. Sous le long capot avant nervuré, on retrouve un 2.0 l 4 cylindres de 204 ch largement suffisant pour une conduite quotidienne sereine et apaisée. Son couple de 320 Nm est également à la hauteur.

J’aime bien

A bord, on retrouve immédiatement ses marques avec un tableau de bord, inspiré de celui des Classe C et digitalisé comme il se doit. Les matériaux utilisés dans l’habitacle sont de qualité, même si, à l’instar des Classe C et GLC, les plastiques durs sont assez nombreux dans l’habitacle, notamment au niveau des poignées de porte. L’écran d’infodivertissement de 11,9″ est associé à un tableau de bord numérique de 12,3″. Comme la dernière Classe E, le CLE s’offre le nouveau système d’infodivertissement MBUX qui fonctionne désormais avec le nouveau logiciel d’exploitation MB.OS. Cela signifie que des applications tierces – téléconférence Zoom, Angry Birds, Sudoku, TikTok et autres – sont disponibles dans la boutique d’applications de la voiture, de quoi attirer un public plus jeune, adepte de ce genre de gadgets. Enfin, les sièges soutiennent plutôt bien le conducteur et l’habitabilité à l’avant est excellente. Logiquement, les places arrière demandent un peu d’agilité pour leur accès mais elles pourront accueillir de grands ados durant des kilomètres.

Plutôt malin

Aux allures plutôt tranquilles découlant de ce type de motorisation et de carrosserie, on a pleinement apprécié les bienfaits de la boîte automatique à 9 rapports. Les changements de rapports s’effectuent en toute discrétion mais les palettes au volant ne sont pas réellement justifiées à nos yeux. Pour le reste, on profite d’un confort assez impressionnant avec une insonorisation soignée et des suspensions Sport dotées d’un système d’amortissement sélectif. Le réglage plus ferme des ressorts et des amortisseurs, ainsi que la direction plus directe garantissent, en liaison avec l’abaissement de 15 mm, un maniement plus nerveux et une conduite plus dynamique. Une nouvelle fois, nous remercierons Mercedes d’avoir opté pour un petit témoin à désactiver en haut de l’écran central pour éviter de subir constamment les bipbips de l’avertisseur de dépassement de limite de vitesse.

J’aime moins

Par contre, nous avons souvent pesté sur la lenteur d’exécution du siège passager électrique lorsqu’il s’agit d’abaisser son dossier pour accéder aux places arrière. On n’a encore rien fait de mieux qu’un mécanisme manuel dans ce cas. A contrario, on s’habitue rapidement au couvercle de malle arrière automatisé même si, là aussi, une commande manuelle n’est pas un défaut.

Pourquoi je l’achète

Chargé de remplacer deux modèles en un, le CLE 2024 remplit parfaitement sa mission en offrant une habitabilité bien meilleure que celle de feu le C Coupé tout en offrant le dynamisme espéré par les propriétaires de l’ancien E Coupé. Ce n’est logiquement pas la meilleure motorisation pour pousser le coupé allemand dans ses derniers retranchements mais ses liaisons au sol, son freinage et le ressenti de la direction permettent déjà de ressentir un certain plaisir dans la conduite. Logique une fois que l’on ne doit pas se coltiner l’encombrement et la lourdeur d’un SUV. Mais le CLE possède également d’autres atouts avec un volume de chargement de 420 litres mais également un bel espace à l’arrière habitable selon notre progéniture du haut de ses 20 ans. Les amateurs de technologie apprécieront les dernières nouveautés du système d’info-divertissement mais il faudra recourir à la liste des options pour bénéficier de l’éclairage d’ambiance aux couleurs infinies via le pack Energizing Plus (2178€).

Pourquoi je ne l’achète pas

C’est encore et toujours le sujet qui fâche chez Mercedes. Les tarifs sont salés et même si l’équipement est déjà généreux, il faut inévitablement piocher dans le catalogue des options et des packs pour se concocter un CLE à son goût. Ainsi, l’AMG Line est imposé et notre modèle d’accès à la gamme est facturé 64.130€ en propulsion ou 66.550€ avec les 4 roues motrices. Certains détails de finition sautent aux yeux des plus regardant mais on apprécie toujours de voir ce bras nous tendre la ceinture pour faciliter l’installation à bord. Sans jamais surveiller notre consommation, nous avons signé une moyenne de 8,9 l/ 100 km lors de nos 524 km mais en y prenant garde, on est descendu à 7,3 litres en ramenant l’auto de Liège à Zaventem. Elle n’est pas belle la vie ? (Photos: Pierre Fontignies)

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