Ford Fiesta : nous nous sommes tant aimés !

Ford vient d’annoncer l’arrêt de la production de la Fiesta en juin prochain, après une production de plus de 4.500.000 unités. La marque souhaite que toute sa gamme européenne soit électrifiée en 2030. Trois nouvelles voitures et quatre utilitaires électriques seront présentés d’ici 2024, avec des ventes annuelles prévues de l’ordre de 600.000 unités dès 2026. Dans ce contexte, la Fiesta va céder la place au Puma électrique et, pour l’occasion, le constructeur a même publié une vidéo en hommage à la Fiesta : https://youtu.be/MDGfwYM_wgM

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Moderne, la Fiesta sortie en 1976 reprend les cqractéristiques ayant fait le succès des citadines : traction avant, format compact, hayon et grande surface vitrée. Elle est produite dans l’usine espagnole de Ford.

Ford a déjà arrêté la production des versions trois portes l’été dernier et la génération actuelle ne sera pas remplacée, rejoignant ainsi au musée les Galaxy et S-Max actuels. Outre les investissements nécessaires à l’électrification de la gamme, les marges bénéficiaires très réduites sur les plus petits modèles expliquent également l’arrêt prochain de la production de la Fiesta, après 47 ans de carrière. Et comme la préférence des acheteurs va désormais plutôt vers les SUV, c’est encore une citadine qui passe à la trappe. Le Puma électrique sera produit dans l’usine de Cologne, en Allemagne, et utilisera la plateforme MEB de Volkswagen, dans le cadre du partenariat qui unit les deux marques. Ford prévoit d’en sortir environ 200.000 unités sur une année pleine.

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La XR2 est la première Fiesta sportive. Si son moteur marque le pas face aux ténors de la catégorie des GTI, l’équipement, lui n’est pas en reste, des jantes alliage aux sièges sport en passant par les phares longue-portée. De quoi séduire une clientèle assez large et plus portée sur le rapport look-qualité-prix que sur les performances.

Un peu d’histoire…

Dans les années 70, Ford veut sortir une citadine moderne, avec hayon et traction avant. Le projet « Bobcat » voit le jour en 1976. Elle aurait dû s’appeler « Bravo » mais Henry Ford II lui préfère « Fiesta », même si ce patronyme avait déjà été utilisé au préalable par General Motors, aux USA. C’est également un clin d’œil à ses origines espagnoles, la production étant localisée dans la péninsule ibérique. Arrivée sur le marché bien largement après ses concurrentes principales, la Fiat 127 et la Renault 5 ou encore la VW Polo, la Fiesta ne manquait pas d’atouts et était moderne d’aspect. Il ne fallait pas trop se pencher sous le capot où les moteurs Kent déjà largement éprouvés avaient été adaptés pour le passage à la traction avant.. la fiabilité était au rendez-vous.

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Fin des années 80, la Fiesta se modernise et adopte un nouveau look mais conserve les qualités qui en ont fait un succès.

Bien vite, la Fiesta donne naissance à une version sportive : la XR2, équipée d’un moteur 1600 cm3 et 84 ch. Les performances n’étaient évidemment pas du même niveau que les GTI, alors reines du marché mais la Fiesta était bien équipée et d’allure sportive, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et… la sauce prend. La gamme « XR » était alors disponible de la Fiesta à la Sierra et… un cran en-dessous de l’appellation « RS ». En 1983, la Fiesta évolue et devient plus ronde mais conserve les proportions et l’allure générale de sa devancière. Elle adopte la nouvelle génération de moteurs à arbre à cames en tête du constructeur. En outre, une version Diesel est également disponible, ainsi que des boîte 5 rapports et automatique à variation continue.

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La version XR2i adopte une injection mais reste en retrait côté performances, n’étant pas une « RS ».

1989 : nouvelle plateforme

La troisième génération de Fiesta, présentée en 1989, gagne en taille : tant l’habitacle que le coffre sont plus grands et, pour la première fois, une version cinq portes est disponible. Les motorisations « Valencia » et « CVH » sont reconduites mais en 1992 la Fiesta reçoit aussi un ZETEC seize soupapes. Du côté des versions sportives, le 1600 de la XR2 reçoit une injection et elle devient « XR2i » au passage tandis qu’en haut de la gamme un RS Turbo de 133 ch joue les épouvantails… il s’agit toujours du moteur 1600 cm3 CVH mais cette fois Ford y a greffé un turbo garantissant des performances dignes du patronyme « RS ». En 1992, la RS Turbo tire sa révérence et laisse la place à une RS 1800 équipée d’un moteur Zetec d’une puissance équivalente mais plus docile à utiliser.

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Sortie en 1996, cette génération de Fiesta reçoit de nouveaux moteurs quatre cylindres. Son esthétique ne laisse personne indifférent ! Elle est également vendue comme Mazda 121 en Europe.

Un faciès original : la Fiesta 1996

Cette quatrième génération récupère la plateforme de la précédente mais son esthétique évolue, surtout à l’avant… tout comme les motorisations, désormais uniquement Zetec en 1,25 l, 1,4 et 1,6 l. Trois ans plus tard, la Fiesta s’adapte au style « New Edge » de la Focus première génération. Disponible jusqu’en 2002, elle se retrouve également au catalogue Mazda : les deux constructeurs sont alors étroitement liés et elle prend alors le patronyme « 121 ».

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Avec la présentation du design New Edge, la Fiesta évolue pour être plus en phase avec la première génération de Focus.

La Fiesta du millénaire

Nouvelle génération de Fiesta en 2002 ! Cette fois, elle n’est d’ailleurs disponible qu’en version cinq portes, la trois portes ne l’étant qu’après quelques mois. Elle connaît une carrière assez tranquille et donne naissance à la Fusion, un petit monospace qui séduit beaucoup une clientèle plus âgée car l’accès à l’habitacle est facilité par sa taille plus élevée. Du côté des sportives, c’est bien évidemment la version trois portes qui reprend le flambeau et devient « ST ».  Pour l’occasion, elle reçoit un quatre cylindres 2 litres de 150 ch.

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Début des années 2000, les versions cinq portes ont plus de succès que les trois portes… un déclin s’amorce pour ce type de carrosserie.

La voiture des records

Apparue en 2008, la sixième génération utilise la plateforme B de Ford qui se retrouve également sous le B-Max, la Ka, la Puma, l’EcoSport… Son esthétique est bien dans l’air du temps et plait énormément. Elle devient même la voiture la plus vendue sur le marché britannique et le restera jusqu’en 2020 !

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En 2013, elle reçoit un moteur 1000 cm3 à trois cylindres de la famille EcoBoost. Salué à de nombreuses reprises par différents prix, ce moteur est disponible en plusieurs niveaux de puissance. La ST sportive fait son grand retour en 2013, cette fois avec un quatre cylindres turbo 1600 cm3 de 180 ch. Par rapport à ses rivales, elle est moins puissante mais sa botte secrète c’est l’overboost qui permet de faire grimper la cavalerie à 200 ch pendant… 15 secondes, pédale de gaz à fond.

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Les Fiesta de l’ère moderne s’adaptent… la nouvelle Fiesta présentée en 2008 grandit fortement en taille mais conserve les faveurs des amateurs de petites sportives, grâce au châssis de grande qualité des versions ST.

La Fiesta actuelle : 2017-2023

L’esthétique s’adapte et évolue mais la plateforme B est toujours d’actualité. Nouvelle évolution de la ST qui, cette fois, utilise un moteur trois cylindres 1500 cm3 équipé d’une désactivation sur l’un d’entre eux, afin de diminuer la consommation et les émissions polluantes. Dans la gamme Ford, elle marque le pas, la Puma s’adjugeant désormais un nombre de ventes plus élevé. A l’avenir, c’est une version électrique de ce petit SUV qui remplacera la Fiesta… (Texte : Dimitri URBAIN- Photos : Ford Europe)

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Différentes Fiesta en version compétition, au fil des générations…
2002 : Ford RallyeConcept
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